Selon les chiffres publiés ce jour par la Dares, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) s'établit à 2,9 millions fin juin 2026, en hausse de 0,8% par rapport au trimestre précédent. Cette augmentation, bien que modérée, confirme une tendance à la stabilisation après plusieurs mois de baisse.
Une hausse modérée mais contrastée
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité progresse de 0,8% au deuxième trimestre 2026, soit une augmentation de 23 000 personnes par rapport au premier trimestre. Cette hausse est principalement portée par les plus de 50 ans (+1,4%) et les moins de 25 ans (+1,1%). En revanche, la tranche des 25-49 ans reste stable, avec une légère baisse de 0,1%. Selon la Dares, ces disparités reflètent des difficultés persistantes d'insertion pour les jeunes et un allongement de la durée de chômage pour les seniors.
Des disparités régionales marquées
Les régions les plus touchées sont l'Île-de-France (+1,2%), les Hauts-de-France (+1,0%) et la Provence-Alpes-Côte d'Azur (+0,9%). À l'inverse, la Bretagne et les Pays de la Loire enregistrent une baisse respective de 0,3% et 0,2%. Ces écarts s'expliquent par des dynamiques économiques locales différentes, notamment dans le secteur du tourisme et de l'industrie. Le ministre délégué au Travail, Jean Dupont, a commenté : « Cette augmentation reste dans la marge des fluctuations habituelles. Nous restons vigilants, mais l'emploi continue de tenir bon dans un contexte international incertain. »
Un taux de chômage stable
Parallèlement, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s'établit à 7,2% au deuxième trimestre 2026, stable par rapport au trimestre précédent. Le nombre de chômeurs de longue durée (plus d'un an) diminue légèrement de 0,2%, signe d'une amélioration progressive de la situation pour certains profils. Cependant, la part des demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an reste élevée, à 42% de l'ensemble des inscrits.
Perspectives pour la fin de l'année
Les économistes anticipent une légère hausse du chômage dans les mois à venir, en raison du ralentissement économique européen et des incertitudes liées à la politique commerciale américaine. Toutefois, le gouvernement mise sur les réformes du marché du travail et les investissements dans la formation professionnelle pour limiter la casse. Un plan de soutien à l'emploi des seniors devrait être annoncé à la rentrée, avec des mesures ciblées de reconversion et d'accompagnement renforcé.



