Le député Philippe Brun a été suspendu du Parti socialiste « en raison d'accusations de violence », a annoncé Patrick Menucci, président de la commission de la primaire de la gauche socialiste et démocratique, mercredi 16 septembre 2026. Cette décision entraîne son exclusion de la primaire social-démocrate, dont la liste des cinq candidats retenus a été publiée sans son nom.
Une suspension annoncée par la commission de la primaire
Patrick Menucci a précisé que la suspension intervient « en raison d'accusations de violence », sans toutefois en détailler la nature exacte. Il a toutefois indiqué que « le mot sexuel n'a pas été prononcé ». Cette annonce fait suite à l'examen des candidatures pour la primaire de l'espace social-démocrate.
La commission a confirmé que cinq candidats remplissent les conditions pour participer à la primaire : Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal. Philippe Brun, qui était pressenti, ne figure pas sur cette liste.
Philippe Brun dit ignorer ce qui lui est reproché
Dans un communiqué, Philippe Brun a affirmé avoir appris avec « stupeur » sa suspension et son exclusion de la primaire. Il assure ne pas connaître les faits qui lui sont imputés. « Je ne connais pas ces faits. J'ignore ce qui m'est reproché. Je n'ai pas été entendu par les commissions du parti », a-t-il déclaré.
Le député a également évoqué l'origine de cette procédure. Selon lui, « une ancienne collaboratrice que j'ai licenciée pour faute grave aurait saisi hier à 23h50 la direction du parti de faits pouvant être qualifiés pénalement ». Cette saisine tardive intervient alors que la commission de la primaire finalisait l'examen des candidatures.
Une procédure contestée par l'intéressé
Philippe Brun conteste la procédure, soulignant qu'il n'a pas été entendu par les instances du parti avant cette décision. Il affirme ne pas avoir eu l'occasion de se défendre, ce qui soulève des questions sur le respect du contradictoire au sein du Parti socialiste.
Cette suspension intervient dans un contexte tendu pour la primaire social-démocrate, qui doit désigner le candidat de la gauche pour l'élection présidentielle de 2027. Les cinq candidats retenus vont désormais entrer en campagne, tandis que Philippe Brun devra clarifier sa situation juridique et politique.



