Pénurie de melons à venir : prix flambés dans 3-4 semaines selon Intermarché
Pénurie de melons : prix flambés dans 3-4 semaines

La canicule actuelle fait peser de « vrais risques de pénurie dans trois-quatre semaines » sur le melon, a estimé jeudi le patron du groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, anticipant une « flambée » des prix sur cette cucurbitacée très prisée pendant les fortes chaleurs.

Des productions en baisse à cause de la chaleur

Interrogé sur BFMTV/RMC quant aux conséquences de la canicule sur les prix des produits agricoles, Thierry Cotillard a répondu « oui, malheureusement ». Il a expliqué que « ce qui est en train de se passer, c’est qu’on a des productions qui sont en train de baisser », donnant l’exemple d’une laiterie de son groupement où une vache « produit 20 % de lait en moins ».

« Les conditions d’élevage sont très difficiles, il y aura de la mortalité aussi, mais surtout pour la production maraîchère, il y aura des productions qui ne vont pas sortir de champs parce qu’on va manquer d’eau », a-t-il prévenu.

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Le melon, première victime annoncée

« Donc le melon qui aujourd’hui n’est pas en pénurie, je vous le dis, il y a des vrais risques de pénurie dans trois-quatre semaines parce qu’on n’en aura plus et à ce moment-là les prix vont flamber », a-t-il assuré. « L’attente des Français sera toujours là pour avoir du melon mais l’offre sera moindre donc on ne va pas être à 2,60 ou 2,80 (euros) le melon, on risque d’être beaucoup plus cher », a-t-il expliqué.

Explosion des ventes de produits estivaux

En pleine « explosion des ventes » de produits estivaux, celles du melon ont augmenté de 50 % ces derniers jours, selon Thierry Cotillard. « Sur les eaux on est à 80 % de progression, les glaces on est à 50 % », a-t-il ajouté. Quant aux ventilateurs et climatiseurs, il constate des « records de vente » chez Bricorama, Bricomarché et Brico Cash, avec « 100.000 ventes sur la seule semaine dernière », climatiseurs en tête. « C’est fois 5 par rapport aux habitudes annuelles », a-t-il ajouté.

Ruptures temporaires mais réelles

« Et la réalité, je ne vais pas vous mentir, c’est qu’on est en rupture », a reconnu Thierry Cotillard, évoquant des magasins « en attente d’approvisionnement ». « On a été surpris parce que c’est venu violemment […] c’est des produits qu’on ne fabrique pas en 15 jours […] donc on est en train de trouver des nouveaux fournisseurs ». Interrogé sur la capacité à répondre à la demande dans les jours à venir, il a répondu : « Oui, c’est en train d’arriver, les ruptures, ça dure 24-48 heures ».

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