Ce jeudi 18 juin 2026, à midi, près de 200 agents du Centre hospitalier de Toulon-La Seyne (Chits) ont répondu à l'appel de Force ouvrière pour une heure de grève. Le syndicat majoritaire a obtenu une victoire significative : la direction a accepté de ne pas réduire le temps de repos des agents.
Les revendications acceptées
Après trois réunions en quinze jours, la direction a cédé sur les « points rouges » du syndicat. La pause méridienne reste incluse dans le temps de travail, le cycle hebdomadaire est fixé à 37h50 et le temps de repos n'est pas diminué. Jessica Michel, secrétaire générale de FO au Chits, a annoncé la nouvelle aux agents rassemblés, provoquant des applaudissements et l'accord pour lever la grève.
Un soulagement pour le personnel
« Quand les acquis sociaux sont touchés, on se lève », a déclaré Jessica Michel. Elle a souligné que l'activité de l'hôpital a fortement augmenté depuis 2020 sans évolution de la masse salariale, ce qui pèse sur les agents. « Pour des soins de qualité, il faut que les infirmières, les techniciens et tout le personnel soient en bonne santé », a-t-elle ajouté.
Poursuite des négociations
Si les principales revendications sont satisfaites, les discussions continuent sur d'autres points, notamment la question des astreintes. Le dialogue social reste maintenu, comme l'a confirmé Yann Le Bras, le directeur de l'hôpital, pour qui « le dialogue social est très important et très structurant ».
Soutien et enjeux nationaux
Des syndicats d'autres hôpitaux du Var étaient présents pour soutenir leurs collègues. FO appelle la population à se mobiliser, car « si les conditions de travail empirent, la qualité des soins va se dégrader ». Face au vieillissement de la population et à l'augmentation des maladies, le nombre de patients au Chits ne cesse de croître, une tendance nationale. Jessica Michel accuse les gouvernements successifs d'« étrangler financièrement l'hôpital public » et réclame une injection massive d'argent dans les hôpitaux et Ehpad.



