Une affaire de vin grand cru à prix dérisoire qui finit devant la justice
Dans les Hauts-de-Seine, une cliente d'un supermarché a réalisé une affaire exceptionnelle en achetant quatre caisses d'un vin rouge grand cru classé de Graves, en appellation Pessac-Léognan, pour seulement 87,04 euros. Un prix dérisoire comparé aux 504 euros que le lot aurait dû coûter normalement.
Une erreur d'étiquetage et d'enregistrement en caisse
La cliente, prénommée Emma, a repéré ces caisses vendues à 21,76 euros pièce lors d'une visite en magasin avec une amie. À la caisse automatique, le prix indiqué est resté identique, confirmant cette offre incroyable. Il s'agissait en réalité d'une double erreur : une mauvaise étiquetage en rayon et un enregistrement erroné dans le système de caisse.
Emma a eu la présence d'esprit de photographier l'étiquette de prix, qui ne présentait aucune apparence d'erreur manifeste de la part de l'enseigne. Cette précaution s'est avérée cruciale lorsque le directeur du magasin est revenu vers elle quelques jours plus tard pour signaler l'erreur et réclamer les 400 euros supplémentaires.
La justice donne raison à la consommatrice
Malgré une plainte déposée par le supermarché, la justice a tranché en faveur d'Emma. Au regard du droit français, l'acheteuse n'avait aucun compte à rendre ni somme supplémentaire à verser à l'enseigne. La transaction était considérée comme valide, l'erreur d'étiquetage et d'enregistrement étant imputable au magasin.
Cette décision judiciaire souligne l'importance de la responsabilité des commerçants dans l'affichage des prix et la gestion de leurs systèmes de caisse. Pour les consommateurs, elle rappelle que les erreurs de prix, lorsqu'elles sont clairement affichées et enregistrées, peuvent être considérées comme des offres valides.
L'affaire, qui a fait l'objet d'un article dans Le Figaro, illustre comment une simple erreur d'étiquetage peut se transformer en un litige juridique significatif, avec des conséquences financières importantes pour l'enseigne concernée.



