Samedi 17 octobre, à Bagnols-sur-Cèze, seule une vingtaine de personnes ont répondu à l'appel à la mobilisation nationale sur le rond-point de l'Europe, dans la matinée, pour dénoncer la vie chère. Malgré le faible nombre de participants, les manifestants ont affiché leurs messages sur des pancartes et un étendard jaune : « Force et honneur à nos frères et sœurs de lutte », « Récession, misère, colère » ou encore « Macron entends-tu le cri sourd du pays que tu enchaînes ? ». Un drapeau français flottait sur le giratoire.
Des manifestants déçus par la faible participation
Hélène, enseignante à la retraite, observe le rond-point derrière ses lunettes de soleil et confie : « Je pensais qu'il y aurait plus de monde ». Elle s'inquiète pour l'avenir de ses cinq petites-filles : « J'ai cinq petites-filles, je me fais du souci pour elles avec le contexte économique et social. Qu'est-ce qu'il va leur arriver ? ».
Cyril, un Spiripontain, Gilet jaune de la première heure, déplore lui aussi la faible mobilisation : « Il n'y a pas grand monde. Si on était plus nombreux, on pourrait faire des barrages filtrants pour le rond-point soit à l'arrêt. À la base, on devait faire quelque chose sur Pont-Saint-Esprit mais il n'y avait vraiment personne ». Il s'inquiète pour les jeunes : « Dans quinze ans, à ce rythme-là, on est tous SDF ».
Le ras-le-bol face au coût de la vie
Le mot de ralliement à Bagnols-sur-Cèze est « un ras-le-bol » face au coût de la vie. Sandrine, 45 ans, aide-soignante, témoigne : « J'en ai marre de tout payer. Tout augmente et ça commence à devenir très compliqué. Je suis aide-soignante, j'ai un enfant en études supérieures, un autre au collège et comme je suis dans un entre-deux, je n'ai droit à aucune aide. C'est de pire en pire, surtout quand on voit le prix de l'essence ».
Alain, 70 ans, partage ce constat : « En un an, le gasoil a pris 80 centimes au litre ! Il faut que les gens se bougent ». Lui et une poignée de personnes sont présents tous les samedis sur le rond-point depuis quelques semaines, pour « montrer qu'on est là » et « réveiller les consciences surtout lorsqu'on voit l'état dans lequel se trouve la France ».
Des actions prévues dans d'autres villes
L'action à Bagnols-sur-Cèze ne devait se poursuivre que jusqu'en début d'après-midi, certains manifestants ayant prévu de rejoindre les manifestations organisées à Nîmes, Alès ou encore Avignon.