Dès 6 h 30 du matin, alors que les derniers fêtards regagnent leur domicile, une autre équipe entre en scène à Mauguio. Olivier Ebeh et Nicolas Molins, fonctionnaires territoriaux en charge de la voirie, sillonnent les rues et ruelles de la commune au volant de leur balayeuse pour effacer les traces de la nuit. « Nous avons deux fois plus de travail que d’habitude », confient-ils, en assurant leurs horaires avec rigueur. Ils ne sont pas seuls : Didier et Nordine, venus de l’ESAT L’Envol de Castelnau-le-Lez, les accompagnent. Armés de pinces et de sacs, ces travailleurs en situation de handicap ramassent inlassablement déchets, papiers et feuilles mortes pour offrir aux Melgoriens un cadre impeccable chaque matin.
Au bar du Commerce, tout le monde s’active
Si la propreté est assurée, l’ambiance, elle, est entretenue par les commerçants. Place de la Libération, au bar du Commerce, l’équipe composée de Mike Noal, Célia Azais et Matéo Margé a mis les petits plats dans les grands. Le programme de la semaine a été conçu pour créer du lien intergénérationnel : ventre qui glisse, canon à neige, soirée mousse et paëllas géantes rythment les journées. L’objectif est clair : « faire en sorte que les anciens reviennent et se mélangent avec les plus jeunes ».
Le terrain des associations
La fête votive, c’est aussi le terrain des associations. Au boulodrome Henri Vernisse, Florent Chastellière, président de la Fanny pétanque, et son équipe ont orchestré une semaine de concours intenses. L’événement a connu un coup de projecteur avec la venue de Kimberley Bousch, championne du monde junior au tir de précision, lors du concours fédéral en triplettes mixtes. Une présence prestigieuse qui a attiré les foules. « Chaque partie jouée par cette jeune championne a été suivie par de nombreux spectateurs », souligne l’équipe.
Maintenir les traditions provençales
Enfin, la fête votive puise sa richesse dans l’engagement de passionnés qui font vivre le patrimoine local. Julie Verdier, présidente de l’association La Pichoto Camargo, incarne cette transmission vivante. Pour elle, le costume d’Arlésienne est bien plus qu’un habit, c’est un art de vivre. Elle a transmis cette passion très tôt, initiant sa fille au port du costume dès l’âge de trois semaines. Au-delà de la confection minutieuse, c’est une véritable quête d’authenticité qui anime ces femmes. Vide-greniers et boutiques spécialisées sont leurs terrains de chasse pour dénicher châles, rubans et bijoux anciens. « Porter le costume, ce n’est pas juste faire la belle, c’est un cheminement : la recherche de la pièce, l’adéquation à l’occasion, et au bout, la fierté de se sentir soi ».
En coulisses ou sous les projecteurs, tous ces acteurs engagés forment le tissu vivant de Mauguio qui participe à la réussite de la fête votive.



