Il est à peine 18 heures lorsque les premiers habitués s'installent sur les longues tablées dressées face au port. Ils connaissent la règle : mieux vaut arriver tôt si l'on veut trouver une place pour se garer… et une chaise libre. Au fil de la soirée, habitants, vacanciers et familles affluent par milliers. Les conversations se mêlent au crépitement des grillades, les enfants courent entre les stands, tandis que le balèti prolonge la fête jusque tard dans la soirée. Une scène devenue presque indissociable de l'été bruscain.
Pour cette première sardinade de la saison, une tonne de sardines avait été commandée afin de satisfaire l'appétit des convives. Des milliers de personnes se sont retrouvées sur le quai Saint-Pierre pour la première grande sardinade de l'été.
Une organisation qui commence dès le matin
Si le public ne découvre que la partie festive de l'événement, les bénévoles, eux, sont à pied d'œuvre bien avant l'heure du repas. Présidente du Comité de liaison des associations bruscaines (CLAB), Linda Schell coordonne l'installation dès le matin. Food-trucks, stands, logistique… chaque détail est anticipé. Les associations prennent ensuite le relais à partir de 16 heures, dans l'attente de la livraison des sardines.
Commandés auprès du Carrefour Market de l'avenue de la Mer, les poissons sont livrés directement sur le quai. « C'est Valentin Morin, responsable de la zone marché, qui traite avec les professionnels, explique Linda Schell. Son rôle est important, car il tient à ce que nous ayons uniquement des sardines pêchées en Méditerranée. Par principe, nous ne souhaitons pas proposer des poissons venus de l'Atlantique. » Au total, une dizaine d'associations et plus d'une centaine de bénévoles se relaient tout au long de la soirée pour assurer les cuissons, le service et l'accueil des milliers de visiteurs.
Une tradition née d'une nécessité
En moins de dix ans, la sardinade est devenue une véritable fête populaire. Chaque été, elle transforme le quai Saint-Pierre en une immense tablée à ciel ouvert. Une tradition pourtant récente, née d'une contrainte économique. « Le Brusc était connu pour sa bouillabaisse, se souvient Linda Schell. Mais son coût de préparation devenait trop lourd pour les associations. Nous cherchions une formule plus simple, plus accessible et qui continuerait à rassembler les habitants. La sardine s'est imposée naturellement en 2018. Son succès a ensuite donné naissance à la mouclade. »
Des bénéfices qui profitent à tous
Au-delà de son succès populaire, la manifestation constitue une ressource essentielle pour les associations du Brusc. Les recettes permettent de financer de nombreux projets tout au long de l'année. Par exemple, les classes patrimoine pourront organiser des sorties scolaires pour les enfants, tandis que la paroisse de Six-Fours aidera plusieurs jeunes à participer à leur pèlerinage à Lourdes ainsi qu'aux prochaines Journées mondiales de la jeunesse, qui se dérouleront à Séoul, en Corée du Sud, en 2027.
Les prochains rendez-vous : le public retrouvera les bénévoles du CLAB à 19h le 4 août pour la traditionnelle mouclade, avant une nouvelle grande sardinade le 11 août, toujours sur le quai Saint-Pierre, au cœur du port du Brusc.



