Julie Jup, 23 ans, plus jeune patronne pêcheuse de Saint-Malo : un salaire aléatoire
Julie Jup, âgée de 23 ans, est patronne marin pêcheuse à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine. Elle se distingue comme la plus jeune à occuper ce poste dans la région, après avoir acheté son propre bateau en 2024. Son revenu mensuel est loin d'être fixe : il fluctue entre 0 et 5 000 euros nets, avec une moyenne approximative de 2 500 euros. Cette instabilité financière est typique du métier, où les gains dépendent entièrement des prises quotidiennes et des ventes selon les saisons.
Un métier de passion et d'incertitude
Julie Jup décrit son activité comme une loterie. Le cœur de son travail repose sur la pêche à l'araignée de mer, mais elle capture également divers poissons locaux tels que la raie, la sole, la dorade, le bar et la vieille. Elle opère depuis son fileyeur caseyeur, baptisé Yec'hed mat (signifiant À la tienne ! en breton), un bateau conçu pour pêcher au filet et au casier. Avec ses deux matelots, elle commence ses journées en mer dès les premières heures du matin, une routine qu'elle affectionne malgré les défis.
Des racines familiales dans la pêche
Issue d'une famille de marins pêcheurs, Julie a baigné dans cet univers depuis son enfance. Les récits de pêche de ses grands-pères et oncles, qui étaient également armateurs, ont nourri ses rêves. Contrairement à son père, qui a choisi une carrière différente en tant que traiteur et restaurateur, elle a suivi la tradition familiale. Son père possédait toutefois un petit bateau de plaisance, sur lequel elle aimait l'accompagner, renforçant son attrait pour la mer. Sa mère, quant à elle, exerce comme orthoptiste, montrant la diversité des parcours dans sa famille.
Cette histoire illustre les réalités économiques et personnelles du métier de marin pêcheur en France, où passion et incertitude se côtoient quotidiennement.



