La pépinière Derbez à Gassin accueille ce week-end des 12 et 13 septembre la finale nationale du concours des Meilleurs apprentis jardiniers paysagistes. Trente-trois candidats, âgés de 16 à 21 ans, issus des épreuves départementales et régionales, s'affrontent pour espérer décrocher le titre de Meilleur apprenti de France en jardin paysager. Les épreuves, ouvertes au public, se déroulent de 9h à 18h, et les résultats seront proclamés dimanche 13 septembre à l'issue de la deuxième journée de compétition.
Une épreuve de sept heures sous l'œil du jury
Chaque candidat dispose de sept heures pour réaliser un jardin imposé par le jury, dont le plan a été transmis plusieurs semaines à l'avance. Le travail à accomplir comprend un muret en arc de cercle, un dallage, un pavage, un engazonnement et une plantation d'espèces méditerranéennes. Les candidats travaillent sur des carrés de 4 mètres de côté, où les différences entre les créations semblent fines, mais n'échappent pas à l'œil du jury, composé notamment de Meilleurs ouvriers de France.
« On peut ressentir une émotion devant un muret que l'on ne voit pas autre part », partage Christophe Sonnendrucker, président du jury. Les apprentis, plongés dans une concentration extrême, ne s'arrêtent qu'à la pause déjeuner pour prendre du recul et se reposer. Au coup de sifflet final, sous les applaudissements, ils découvrent alors les réalisations de leurs concurrents.
Un niveau en hausse et des épreuves théoriques
Les 15 professionnels du jury observent avec précision l'avancement de chaque participant, attentifs à la méthode, à la propreté du chantier et au respect des consignes. Ils n'hésitent pas à sortir mètre et niveau pour prendre des notes dans leur carnet. « Le niveau augmente d'année en année. Il y a plus de candidats, donc plus de préparation pour se démarquer. Chacun a sa façon de travailler ; c'est intéressant de voir comment ils s'organisent », observe Christophe Sonnendrucker.
En plus de la pratique, les candidats passent des épreuves théoriques, notamment la reconnaissance des végétaux. Ils observent les branches, les feuilles, les fleurs, les retournent, touchent, sentent, pour écrire un nom latin et français pour chaque échantillon. Des questions théoriques sur les techniques du jardinier paysagiste sont également posées, mais restent secrètes pour le bon déroulement de la deuxième journée de compétition.
Ceux qui ne seront pas titrés pourront retenter leur chance lors de la prochaine édition et continuer de s'améliorer. Les résultats seront annoncés ce dimanche 13 septembre, marquant l'issue de cette compétition nationale.



