La commune de Bonneval, située en Eure-et-Loir, a décidé de porter l'affaire devant la justice administrative. Elle conteste les forages réalisés par Nestlé Waters pour ses marques Perrier, Contrex et Vittel. La municipalité estime que ces prélèvements excessifs menacent la ressource en eau locale.
Une action en justice pour protéger les nappes phréatiques
Le maire de Bonneval a annoncé le dépôt d'un recours devant le tribunal administratif d'Orléans. La commune demande l'annulation des autorisations de forage accordées à Nestlé Waters. Selon les élus locaux, les volumes pompés sont trop importants et mettent en péril l'équilibre hydrologique de la région.
Les arguments de la commune
Bonneval s'appuie sur plusieurs études hydrologiques qui démontrent une baisse significative du niveau des nappes phréatiques. La municipalité pointe du doigt les activités de l'entreprise suisse, qui pomperait chaque année des millions de mètres cubes d'eau. Les conséquences seraient déjà visibles : assèchement de sources naturelles et difficultés pour l'agriculture locale.
La réponse de Nestlé Waters
De son côté, Nestlé Waters assure respecter scrupuleusement les autorisations préfectorales. L'entreprise affirme que ses forages sont contrôlés et qu'elle contribue à l'économie locale via des emplois directs et indirects. Elle se dit prête à dialoguer avec les autorités pour trouver une solution équilibrée.
Un dossier qui dépasse le cadre local
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de la gestion de l'eau en France. Plusieurs associations environnementales soutiennent la démarche de Bonneval. Elles dénoncent une privatisation déguisée de la ressource en eau et réclament une régulation plus stricte des forages industriels.
Le tribunal administratif d'Orléans devrait examiner l'affaire dans les prochains mois. En attendant, la commune de Bonneval espère que cette action en justice permettra de sensibiliser l'opinion publique et les pouvoirs publics sur l'urgence de préserver les nappes phréatiques.



