« On s'y sent bien », « cadre magnifique », « proximité géniale avec les écoliers » : rénovée il y a un an, la médiathèque Erik Orsenna de Châteauneuf-Grasse a rencontré un succès immédiat. Rencontre avec l'équipe qui anime ce lieu de culture alors que l'ancienne villa reçoit ce vendredi 19 juin 2026 à 19 h, la journaliste, écrivaine et chasseuse de sons, Caroline Audibert.
Une transformation réussie
Rénovée avec soin, la médiathèque Erik Orsenna a gardé l'écriture intime d'une ancienne demeure aux proportions douces. Dehors, mare, plantes aromatiques et silence feuillu enveloppent les lieux de sérénité. Le résultat de cette alchimie ? 700 nouvelles inscriptions depuis l'inauguration en octobre, dont 230 de communes voisines. La médiathèque compte 1 150 abonnés et près de 1 000 passages chaque semaine.
« C'est beau, cosy, on s'y sent bien ». L'équipe des bibliothécaires reçoit ces éloges comme la plus belle des dédicaces : « C'est une chance de travailler dans un cadre magnifique et dans une médiathèque de village avec son côté chaleureux et humain. »
Des collections variées
Les rayonnages rassemblent 4 300 ouvrages jeunesse, 5 007 titres adultes avec une collection en grands caractères pour les lecteurs malvoyants et des fonds audios. Près de 7 000 titres ont déjà été empruntés. L'étage en dessous est, lui, le royaume de Ludovic Thébault, coordinateur numérique, ouvert et pédagogue qui guide sur les ordinateurs, tablettes, imprimantes 3D ou machine à découper, prolongeant la culture jusqu'aux marges du numérique.
Des animations réfléchies
Bébés lecteurs, atelier d'écriture, café littéraire, rencontres d'auteurs, jeux de société, cours de langues, séance parentalité et un partenariat avec Les Amis de la bibliothèque… Le programme s'est composé progressivement, à l'écoute des envies du public et se réécrit au fil des demandes et des expositions en cours.
En dehors des heures d'ouverture au public, dix sont consacrées aux classes maternelles et élémentaires qui s'embarquent dans des aventures lues à voix haute par les bibliothécaires, Virginie Kevorkian et Elsa Camous, avant de choisir des ouvrages à emporter, mais un autre rituel s'est inscrit dans l'agenda. Les mercredis, samedis, et les soirées à partir de 16 h 30, quand les cartables se jettent dans un coin, les jeunes lecteurs affluent.
« C'est génial cette proximité avec les écoliers, on a à créer un lieu familial et intergénérationnel. Le public est de tous les âges et il y a aussi des actifs qui viennent travailler », présente Aurore Texier, la responsable des lieux qui ne s'attendait pas à un succès aussi rapide : « C'est un véritable lien entre l'école et la Terrasse des Arts, ce qui fait un équipement complet et cohérent ». En capitaine au long cours de ce vaisseau du savoir et de l'imaginaire, la jeune femme rêve d'autres escales : pourquoi pas un auteur en résidence ?



