La Turbie : la chapelle Saint Jean-Baptiste restaurée pour 340 000 €
La Turbie : chapelle Saint Jean-Baptiste restaurée pour 340 000 €

La chapelle Saint Jean-Baptiste, située dans le centre ancien de La Turbie et propriété de la commune, va être entièrement restaurée pour un montant d'environ 340 000 euros, dont près de 40 000 euros pour la maîtrise d'œuvre. Les travaux, qui doivent durer deux ans, pourraient débuter à l'automne 2026.

Un édifice médiéval en péril

Ce dossier, initié sous la mandature de Jean-Jacques Raffaele, aboutira sous celle de Valentin Lopez, élu maire de La Turbie en mars dernier. Lors d'une séance publique du conseil municipal, mercredi 26 août, l'élue Marie-Christine Rees a présenté le projet : « Cet édifice médiéval historique, anciennement lié aux pénitents blancs, présente un état général médiocre et nécessite des travaux urgents pour le mettre hors d'eau et hors d'air. »

À l'unanimité, sans voix discordantes, les élus ont approuvé les opérations de travaux et autorisé le maire à solliciter une subvention de 136 150 euros auprès de la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC). La Somat, qui exploite la carrière de la Cruelle, financera 100 000 euros, et la commune injectera 104 000 euros. La Fondation du patrimoine soutient également le projet.

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Des dégradations multiples et urgentes

Le manque d'entretien et de nombreuses dégradations se font sentir depuis des années. Sur son site Internet, la Fondation du patrimoine décrit la situation : « Les enduits à la chaux sont altérés et des infiltrations d'eau sont observées en toiture et au niveau de la voûte. Les menuiseries ne sont plus étanches et l'humidité favorise l'apparition de mousses en façade. Une campagne de restauration est aujourd'hui impérative. Elle concernera les façades, la toiture et le remplacement des menuiseries latérales. »

La municipalité doit prochainement lancer une collecte de fonds, vraisemblablement à l'automne, ce qui permettrait de diminuer la part à sa charge. Ce calendrier pourrait coïncider avec le début des travaux, prévus pour une durée de deux ans sous l'autorité de la DRAC. Le cabinet d'architecture Geitner, spécialisé dans la restauration de ce type d'édifice et déjà missionné pour les travaux de l'Église Saint-Michel, va suivre le marché pour désigner une entreprise qui assurera le chantier.

Un tableau de l'église Saint-Michel également restauré

Un autre élément notable du patrimoine turbiasque va être restauré, pour un coût moindre de 23 500 euros : le tableau « Le rachat des âmes du Purgatoire », situé dans l'église Saint-Michel. Classée au titre des monuments historiques depuis 1988, cette œuvre représente la délivrance des âmes du purgatoire selon une iconographie baroque typique du XVIIIe siècle.

Son état de conservation demeure « critique, très problématique, et nécessite une intervention préventive urgente pour éviter une dégradation irréversible », a indiqué Marie-Christine Rees lors de la séance publique. Le tableau présente des craquelures importantes sur l'ensemble de la surface, des tensions de toile et des déformations délocalisées, des altérations de la couche picturale, des zones mates et un encrassement généralisé. À moyen terme, une perte de matière est crainte. Le retable et les gradins présentent également des signes d'usure et d'encrassement.

Des subventions de 9 400 euros et de 7 050 euros vont être demandées, respectivement, à la DRAC et au Département.

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