Le cinéaste japonais Ryusuke Hamaguchi, connu pour ses films contemplatifs et ses personnages complexes, aborde dans son dernier entretien une thématique qui lui est chère : la question du soin aux plus vulnérables. Pour lui, cette question est « à la fois politique et intime ». Cette déclaration, rapportée par Le Point, éclaire la dimension profondément humaine de son œuvre.
Une approche politique et intime du soin
Hamaguchi explique que la manière dont une société traite ses membres les plus fragiles est un révélateur politique. Il ne s'agit pas seulement d'une question de politiques publiques, mais aussi d'une affaire intime, qui touche à la relation entre les individus. Dans ses films, il explore souvent ces dynamiques à travers des situations du quotidien, où les personnages doivent faire face à la vulnérabilité des autres.
Le cinéma comme espace de réflexion
Pour le réalisateur, le cinéma offre un espace privilégié pour réfléchir à ces questions. En mettant en scène des personnages confrontés à la maladie, à la solitude ou à la précarité, il invite le spectateur à s'interroger sur sa propre relation au soin. Cette approche, qui mêle l'intime et le politique, a fait la renommée de Hamaguchi, dont les films ont été salués par la critique internationale.
Un entretien qui éclaire son œuvre
Dans cet entretien, le cinéaste revient également sur son processus de création et sur l'importance qu'il accorde aux détails du quotidien. Il souligne que la question du soin est omniprésente dans son travail, même lorsqu'elle n'est pas le sujet principal. Cette déclaration résonne avec son film « Drive My Car », qui a remporté l'Oscar du meilleur film international en 2022, où le deuil et la solidarité sont au cœur du récit.
En définitive, Ryusuke Hamaguchi rappelle que le soin aux plus vulnérables est une responsabilité collective qui se joue aussi dans les gestes les plus simples. Cette vision, à la fois politique et intime, offre une clé de lecture précieuse pour comprendre son cinéma et, au-delà, notre rapport à l'autre.



