Arthur : après sa fracture, il dénonce le manque d'accessibilité
Arthur dénonce le manque d'accessibilité après sa fracture

Depuis sa chute dans les escaliers le mois dernier, qui lui a valu une fracture de la cheville à deux endroits, l'animateur Arthur se déplace en béquilles ou en fauteuil roulant. Actuellement en Polynésie, il a partagé sur Instagram ses réflexions sur le « monde du handicap », soulignant que « le monde n'est pas fait pour tout le monde ».

Une prise de conscience forcée

Arthur, qui présente une mobilité réduite depuis « 4 semaines déjà », a découvert les difficultés liées au manque d'« accessibilité ». Il explique : « Mon autonomie a pris un congé sans solde. Pour m'habiller, me déplacer, porter un sac, j'ai besoin d'une équipe technique. Avant, une marche était une marche. Aujourd'hui… C'est l'Himalaya ». Il ajoute : « J'ai aussi découvert que le mot "accessible" est parfois une œuvre de fiction ».

Reconnaissant que sa blessure est temporaire, il admet n'avoir qu'un « aperçu » du monde du handicap. « Le plus gênant, c'est que tous ces obstacles étaient déjà là. Je passais devant sans jamais les voir […] Il m'aura donc fallu deux fractures pour que j'ouvre les yeux », confie-t-il. Et de conclure : « Je remarcherai, le monde, lui, a encore beaucoup de chemin à faire ».

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Des critiques ironiques

Dans ses Stories, Arthur a également ironisé sur les « experts autoproclamés » qui lui ont « expliqué le handicap depuis leur canapé ». Il a souligné : « Fascinant, ce pays où plus tu es loin du sujet, plus tu as d'avis dessus ».

Ce n'est pas la première fois que l'animateur se livre à ce type de réflexion. Juste après son accident en juillet, il avait vu dans sa blessure un message de « la vie », qui souhaitait qu'il « s'arrête » alors qu'il avait toujours l'impression de « ne pas en faire assez ». Il avait alors écrit : « Il suffit d'un escalier pour comprendre une chose. On ne manque pas de temps. On manque de pauses. Et si on refuse de les prendre, la vie finit toujours pour nous les imposer. Avec un plâtre ».

Un appel à l'action

Arthur, qui poursuit ses vacances en Polynésie, qu'il qualifie de « pays le plus calme du monde », espère que son témoignage sensibilisera le public. Sa réflexion met en lumière les obstacles quotidiens rencontrés par les personnes en situation de handicap, bien avant sa propre expérience. Il conclut en soulignant que « tous ces obstacles étaient déjà là », appelant à une meilleure prise en compte de l'accessibilité dans l'espace public et privé.

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