Brian Molko, le charismatique chanteur du groupe Placebo, s'est confié dans un entretien accordé au Monde. Il y revient sur les débuts du groupe, marqués par une volonté farouche de se démarquer. « À nos débuts, nous étions conscients d’être complètement différents », affirme-t-il, expliquant que cette différence était à la fois une force et une faiblesse.
Une singularité assumée dès le départ
Pour Molko, cette singularité était évidente dès les premières répétitions. Le groupe, formé en 1994 à Londres, puisait dans des influences variées, du glam rock au punk en passant par la pop. « Nous ne voulions pas ressembler à ce qui se faisait à l'époque », précise-t-il. Cette approche a rapidement attiré l'attention, mais aussi suscité des incompréhensions.
Un regard rétrospectif sur les années 90
L'interview est également l'occasion pour Brian Molko de jeter un regard rétrospectif sur la scène rock des années 90. Il évoque la compétition saine entre groupes, mais aussi les excès liés à la célébrité. « Nous étions jeunes, insouciants, et parfois inconscients des conséquences », confie-t-il.
L'évolution musicale de Placebo
Molko aborde également l'évolution musicale du groupe, passant d'un son brut à des productions plus sophistiquées. Il insiste sur la nécessité de se réinventer tout en restant fidèle à l'essence de Placebo. « La musique doit refléter qui nous sommes à un moment donné », explique-t-il.
Cet entretien offre un éclairage précieux sur la carrière de Placebo, de leurs débuts underground à leur statut de groupe culte. Brian Molko s'y montre lucide sur le passé et enthousiaste pour l'avenir.



