Un nouvel incident polémique sur le plateau de CNews
L'écrivain Richard Millet, habitué des plateaux de la chaîne d'information du groupe Bolloré, a une nouvelle fois suscité la controverse lors de l'émission de Pascal Praud diffusée ce lundi 23 février. Âgé de 72 ans, l'auteur a tenu des propos jugés irrespectueux envers la chanteuse Aya Nakamura lors d'un débat consacré aux Jeux olympiques d'hiver.
Des excuses présentées sous la contrainte
Comparant la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026, qui s'est déroulée le dimanche 22 février, avec celle d'ouverture des Jeux de Paris 2024, Richard Millet a déclaré : "Je préfère la Traviata à cette chanteuse énorme malienne qui chantait devant l'Académie française". Ces mots ont immédiatement provoqué une réaction vive sur le plateau.
Sarah Saldmann, avocate et chroniqueuse récurrente sur la chaîne, l'a taclé sans détour : "Vous ne pouvez pas parler comme ça, c'est irrespectueux". L'animateur Pascal Praud a renchéri en annonçant : "Je vais être obligé de modérer", avant d'exiger des excuses formelles de la part de l'écrivain.
Contraint de se rétracter, Richard Millet a finalement présenté ses excuses dans des termes ambigus : "J'ai été formé à cette école qui s'appelle celle de l'honnête homme. Notamment à Boileau qui appelle un chat un chat. Je vous présente mes excuses et puis c'est tout". Cette séquence illustre une nouvelle fois la propension du chroniqueur de "L'heure des pros" à provoquer des polémiques médiatiques.
Des sorties de route récurrentes
Ce n'est malheureusement pas le premier incident de ce type impliquant Richard Millet sur les plateaux de CNews. En 2024, il avait déjà qualifié Lucie Castets de "sexuellement incorrecte", suscitant une vive indignation. Par ailleurs, il a récemment commenté positivement la stratégie de l'ancien président américain Donald Trump, affirmant que malgré son "côté désordonné, voire fantasque", celui-ci possédait une "stratégie extrêmement claire".
Les dérapages de l'écrivain ne se limitent pas au petit écran. En septembre 2012, Richard Millet avait été contraint de démissionner du comité de lecture des éditions Gallimard suite à la publication d'un texte controversé critiquant le multiculturalisme et l'islamisation de l'Europe. Son ouvrage Langue fantôme suivi d'Éloge littéraire d'Anders Breivik avait particulièrement choqué en qualifiant les actes du terroriste norvégien Anders Breivik, responsable de 77 morts en 2011, de "perfection formelle".
Dans une chronique publiée dans le quotidien Le Monde le 10 septembre 2012, l'écrivaine et Prix Nobel de Littérature 2022 Annie Ernaux s'était émue de ces propos, dénonçant "des propos qui exsudent le mépris de l'humanité et font l'apologie de la violence". Cette nouvelle polémique sur CNews rappelle ainsi le parcours tumultueux d'un auteur régulièrement au centre des controverses médiatiques et littéraires.



