Jusqu'au 20 septembre, le musée Louis-Médard de Lunel présente l'exposition « Voyages extraordinaires : récits, merveilles et naufrages ». Chaque samedi à 10h30, une visite commentée gratuite, sans réservation, permet de découvrir les collections de Louis Médard, bibliophile et négociant d'indiennes, dont une copie signée du « Radeau de la Méduse » prêtée par le musée de Hyères.
Une visite guidée au cœur des collections de Louis Médard
Ce samedi, à 10h30, un petit groupe de cinq visiteurs se rassemble au premier étage du musée, dans le cabinet reconstitué de Louis Médard. Juliette Cosandey, médiatrice culturelle en service civique, guide l'escale. Elle présente d'abord le personnage : né à Lunel en 1768, mort à Montpellier en 1841, Louis Médard était négociant d'indiennes, ces toiles de coton peintes ou imprimées très populaires en Europe au XIXe siècle. Bibliophile, il a collectionné gravures et ouvrages du XVe au XIXe siècle, qu'il préfaçait ou truffait d'objets. Sa collection de 5 000 ouvrages, fruit de 20 ans de recherches, est aujourd'hui visible dans son mobilier d'origine. Sans enfant ni attache, il a légué ses acquisitions à la Ville de Lunel.
Un parcours à travers les siècles et les continents
La visite se poursuit dans le cœur de l'exposition, consacrée au voyage à travers le temps et l'espace. La genèse remonte à l'Antiquité avec Hérodote, grand voyageur grec, puis au Moyen Âge avec Marco Polo. Un incunable daté de 1493, l'un des tout premiers livres imprimés, est présenté. Juliette Cosandey en sort une carte de l'Ancien Monde, antérieure à la découverte de l'Amérique. Ensuite, l'exploration devient géographique, avec des vitrines dédiées à l'Asie, l'Europe, les Amériques, et l'Océanie, où sont évoqués les récits de James Cook, explorateur pionnier du Pacifique, qui intéressait beaucoup Louis Médard.
L'Afrique, la réflexion philosophique et le Radeau de la Méduse
La dernière escale est consacrée à l'Afrique. Le roman « Paul et Virginie » de Bernardin de Saint-Pierre, qui conte l'histoire de deux amants vivant loin du colonialisme européen, introduit une réflexion : « L'Homme est-il naturellement bon ou mauvais ? » Le clou de la visite est la copie du « Radeau de la Méduse » de Théodore Géricault, signée par le peintre Henri Regnault et prêtée par le musée de Hyères. L'œuvre illustre le thème du naufrage, cher à Louis Médard.
L'exposition est visible du mardi au samedi, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, jusqu'au 20 septembre. La visite commentée est gratuite chaque samedi à 10h30, sans réservation.



