Au moins 18 personnes, dont plusieurs enfants, ont été tuées mardi 11 août 2026 dans un accident de la route impliquant deux pick-up au nord de l'Égypte, dans le gouvernorat d'Ismaïlia. Selon une source médicale citée par l'AFP, sous couvert d'anonymat, "la plupart des morts sont des adolescents de 13 ou 14 ans". La plus jeune victime avait 10 ans, d'après le média local Al-Masry Al-Youm.
Un bilan initial revu à la baisse
Le ministère égyptien de la Santé avait d'abord annoncé un bilan de 47 victimes, dont une trentaine de blessés, avant de préciser que le nombre de morts s'élevait à au moins 18. L'accident s'est produit sur une route du gouvernorat d'Ismaïlia, dans le nord du pays.
Les passagers, pour la plupart originaires de deux villages du delta du Nil, "étaient en route pour aller travailler dans une ferme", selon une source sécuritaire. Cette précision met en lumière les conditions de travail précaires dans la région.
Un transport courant mais risqué
Malgré les risques, les pick-up restent un moyen de transport courant pour des millions de travailleurs informels en Égypte, y compris des mineurs, et sont souvent surchargés. Cette pratique expose régulièrement les passagers à des accidents de la route, comme en témoigne ce drame.
Le travail des enfants est un problème persistant en Égypte. Selon les chiffres officiels, au moins 1,3 million de mineurs sont concernés. L'économie informelle représente 67 % de l'emploi en Égypte, et quasiment tout le secteur agricole, selon l'Organisation internationale du Travail (OIT).
Un secteur informel massif
Le nombre total de travailleurs informels dans le pays, qui exercent dans des conditions précaires en termes d'emploi et de sécurité, est estimé entre 8 et 13 millions de personnes. La plupart travaillent dans l'agriculture, le bâtiment et l'industrie.
Cet accident tragique rappelle les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs informels, souvent contraints d'utiliser des moyens de transport peu sûrs pour se rendre sur leur lieu de travail. Les autorités égyptiennes n'ont pas encore communiqué sur les mesures envisagées pour améliorer la sécurité routière dans ces zones.



