Le film d'animation japonais « Une aube nouvelle », réalisé par Yoshitoshi Shinomiya, sort en salles le 12 août. Présenté cette année en compétition à Berlin puis à Annecy, ce premier long-métrage signé par un peintre renommé au Japon se présente comme une fable réaliste, fantastique et sociale. Le récit suit les fils Obinata, héritiers d'une fabrique artisanale de feux d'artifice, contraints de cesser leur activité en raison d'une fermeture administrative liée à une déforestation hégémonique.
Une fable sur la perte et la résistance
Les retrouvailles des frères Obinata avec leur amie d'enfance réveillent en eux le désir d'un ultime coup d'éclat. Ce geste se veut un hommage désespéré à une culture en perdition et à leur enfance envolée. Le film, d'une durée de 1h16, est traversé par des préoccupations politiques et écologiques, sublimées par une poésie surréaliste et une animation étincelante.
Une animation au diapason du récit
Les couleurs vives et mélancoliques s'entrechoquent au diapason du récit, portées par une animation soignée. Le réalisateur, dont la renommée de peintre au Japon n'est plus à démontrer, signe ici une œuvre qui conjugue engagement et esthétisme. La critique de Xavier Leherpeur, publiée le 11 août 2026, souligne la dimension étincelante du film, tant sur le plan visuel que thématique.
Un premier film remarqué
La sélection en compétition à Berlin et à Annecy témoigne de la reconnaissance internationale du film. « Une aube nouvelle » s'inscrit dans la lignée des animations japonaises qui abordent des questions de société, offrant une réflexion sur la disparition des savoir-faire artisanaux et les ravages environnementaux. Le film est distribué par Miyu Distribution.



