Les vagues de chaleur et les incendies qui ont marqué l'été 2026 n'ont que faiblement affecté l'activité des entreprises françaises, selon une étude de BPCE publiée mardi 11 août. L'impact global est estimé à 0,1 point de PIB, soit environ 2,5 milliards d'euros, une somme qui reste modeste à l'échelle de l'économie nationale.
Un impact limité sur l'ensemble de l'économie
L'étude de BPCE, qui s'appuie sur les données de paiement de ses clients entreprises, montre que les secteurs les plus exposés, comme l'agriculture, la construction ou le tourisme, ont enregistré des baisses d'activité ponctuelles, mais sans précédent. « Nous observons des effets localisés, notamment dans les régions touchées par les incendies, mais la résilience des entreprises a été remarquable », a commenté un économiste de BPCE.
Des disparités régionales et sectorielles
Les régions du sud de la France, comme la Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'Occitanie, ont été les plus concernées par les fermetures temporaires, en particulier dans les secteurs du BTP et de l'hôtellerie-restauration. En revanche, les entreprises du nord et de l'ouest du pays ont poursuivi leur activité normalement. Les grandes entreprises ont su s'adapter en recourant au télétravail et en réorganisant leurs horaires, tandis que les PME ont parfois dû fermer quelques jours.
Des conséquences à surveiller
Malgré cet impact limité, les économistes de BPCE appellent à la vigilance : la répétition des épisodes de chaleur pourrait, à terme, peser plus lourdement sur la productivité et la compétitivité des entreprises. Ils recommandent d'investir dans des mesures d'adaptation, comme la climatisation des locaux ou l'isolation thermique, pour limiter les risques futurs. L'étude souligne également que les entreprises françaises sont globalement mieux préparées qu'il y a quelques années, grâce aux plans de continuité d'activité mis en place.



