La 20e édition du festival de cinéma latino Salsa, organisée par l'association éponyme, se déroule actuellement à Sète, au cinéma le Comœdia, depuis samedi 3 octobre. L'affluence est au rendez-vous, avec près de 140 spectateurs pour la projection du film d'ouverture. Les festivités se poursuivent jusqu'à ce samedi inclus, avec une sélection d'œuvres originales et engagées.
Une ouverture marquée par une forte participation
Dès le premier jour, la grande salle du cinéma le Comœdia a fait le plein. « Lors de la projection du film d'ouverture Vainilla, de Maryra Hermosilo, près de 140 spectateurs ont rempli la grande salle du cinéma le Comœdia. Et l'affluence continue à être importante pour les autres projections », s'enthousiasme Américo Bollati, le président de l'association. Cette dynamique positive témoigne de l'intérêt du public pour une programmation dense et variée.
Le président souligne également l'implication des spectateurs : « Les spectateurs participent volontiers aux échanges lors du conversatorio qui suit chaque film et ont la possibilité de donner leurs avis dans un bulletin de vote ce qui permet à l'association de connaître le ressenti du public pour mieux orienter les choix de la programmation ». Ces retours permettront notamment de sélectionner le film qui obtiendra le prix du public.
Une sélection originale et des thématiques fortes
La programmation de cette édition se distingue par des films surprenants, qui font preuve d'originalité par leur forme, leur thématique ou la manière d'aborder leur sujet. Parmi eux, la réalisatrice argentine Maria Silvia Esteve est venue présenter son documentaire Mailin, inspiré d'une histoire vraie sur la quête d'une femme pour retrouver la mémoire d'une enfance brutalement interrompue par un traumatisme et briser le déni existant.
Autre œuvre marquante, Relicto, de Guillermo Quintero, suit la trace de Sixto Muñoz, dernier survivant de la tribu Tinigua, un peuple indigène dont le mode de vie et la langue ont disparu, dans un monde moderne alors que la selva (la jungle) est profondément ancrée en lui. Enfin, le film d'Alvaro Olmos Torrico, La Hija Condor, aborde le dilemme d'une adolescente quechua tiraillée entre deux univers bien différents. « Il a été un véritable coup de cœur », précise Juliette, membre active de l'association.
Un jury sous pression et des animations à venir
Face à des films en compétition aux thématiques fortes, le président Américo Bollati conclut : « Le travail des jurés sera ardu pour choisir le film qui emportera le prix du jury du festival ». Le public, de son côté, aura son mot à dire via le prix du public.
En parallèle des projections, d'autres animations se déroulent jusqu'à samedi inclus à la médiathèque François Mitterrand. Le festival Salsa confirme ainsi son rôle de vitrine du cinéma latino, avec une édition anniversaire qui attire un public toujours plus nombreux.