Les Gendarmes : la BD culte devient un film choral avec Arnaud Ducret et Julien Arruti
Les Gendarmes : la BD culte devient un film choral

Dix-sept albums et un énorme succès : Les Gendarmes est plus qu'un triomphe de la bande dessinée, c'est un véritable phénomène que portent à l'écran François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard. Les aventures burlesques de la brigade de gendarmerie de Charnay-les-Mâcons (où se situe Bamboo édition qui publie la BD) retrouvent l'esprit de la saga à l'humour bon enfant qu'il ne faut pas confondre avec les séries de films de Jean Girault mettant en scène Louis de Funès.

Une intrigue délirante et un casting de stars comiques

Les héros enquêtent sur la disparition suspecte de nains de jardins avec l'aide d'un stagiaire encombrant. Une distribution de stars comiques de plusieurs générations s'est enrôlée dans cette comédie : Fred Testot, Marc Rizo, Margot Heckmann, Sofia Belabès, Thomas Gioria et Henry Guibet, sans oublier Arnaud Ducret et Julien Arruti, le premier en chef psychorigide, le second en bandit bête à manger du foin. Les deux comédiens sont revenus sur ce film choral et estival pour 20 Minutes.

De la BD à l'écran : comment incarner un personnage de papier ?

Arnaud Ducret explique : « Je n'en suis pas vraiment devenu un ! J'ai recréé l'adjudant-chef Dugorgeon, à ma façon. Quand j'ai demandé aux réalisateurs ce qu'ils attendaient de moi, ils m'ont demandé de donner ma version du personnage et j'ai joué les situations le plus sincèrement possible. »

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Julien Arruti précise : « Mon personnage n'existait pas dans la bande dessinée. C'est un gentil cambrioleur un peu “concon”. Ma complicité avec Alice David, qui incarne ma partenaire dans le crime m'a beaucoup aidé, car nous avons déjà travaillé ensemble. On a abordé nos rôles avec sérieux mais aussi avec une grande légèreté. »

Un film choral : une expérience enrichissante

Interrogés sur les éventuelles frustrations liées au format choral, les acteurs se montrent enthousiastes. Arnaud Ducret affirme : « Pas du tout, bien au contraire. Plus les personnages des autres sont riches, plus cela nourrit le vôtre. C'est passionnant d'étudier la partition des autres en même temps que la sienne. C'est du boulot mais ça permet de bien s'amuser et s'améliorer à leur contact. »

Julien Arruti renchérit : « La majorité c'est du jeu, c'est de l'envie de s'amuser avec les copains et les copines. J'adore le principe du collectif, parce que c'est ce qui me nourrit dans ma vie personnelle et professionnelle. L'envie, c'est de faire marrer l'autre, que l'autre te fasse marrer, et d'aller tous ensemble dans le sens du film. »

Une ambiance de colonie de vacances

Pour Arnaud Ducret, le tournage évoque plus une colo qu'une cour de récré : « La comédie, c'est plus une colo qu'une cour de récré. Même si on bosse, un tournage est quand même plus festif que l'école. C'est vrai qu'on se fait plein de copains pendant le tournage. On s'amuse et on est tristes de se dire au revoir. Et après, on est contents de se retrouver à la prochaine colo. »

Julien Arruti ajoute : « Et puis, comme en colo, il y a les ateliers. On apprend à faire des trucs comme de la course en tracteurs. On fait de belles rencontres. La présence d'Henri Guybet était un cadeau. Il nous a raconté plein d'anecdotes géniales sur sa carrière et tout le monde était fasciné, toutes générations confondues. On se serait cru à la veillée. »

Improvisation et liberté sur le plateau

Interrogés sur l'improvisation, les comédiens révèlent que le script était très écrit, mais qu'ils ont eu une certaine liberté. Julien Arruti explique : « Pas tant que cela, en fait. Mais j'aime bien l'idée que nos échanges soient si naturels que le spectateur puisse le penser. J'aime bien l'idée qu'on puisse ajouter des choses, approfondir pour essayer de rendre les situations toujours plus drôles. »

Arnaud Ducret souligne l'importance des réalisateurs : « C'est chouette d'avoir des réalisateurs à l'écoute et de sentir qu'ils aiment les acteurs. Ils étaient toujours d'accord pour tenter des choses même si le script était très écrit. »

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Un clin d'œil à Louis de Funès et à la Septième Compagnie

Forcément, la comparaison avec les films de Louis de Funès s'impose. Arnaud Ducret assume : « Comment ne pas y penser ? Il y a d'ailleurs un clin d'œil à ces comédies cultes dans le film. Et la présence d'Henri Guybet est une référence à la saga de la Septième Compagnie, un autre classique de la comédie française. Je ne suis pas certains que les plus jeunes spectateurs connaissent ces films mais je les adore. »

Julien Arruti conclut : « Les films avec de Funès sont régulièrement diffusés à la télé. Ils sont indémodables. Louis de Funès était un maître, c'est indiscutable. Il nous a tous plus ou moins influencés. »