Arthur Cadre : « Le Rêve du Gladiateur » revient à Nîmes
Le Rêve du Gladiateur : Arthur Cadre dévoile les coulisses

Du 6 au 8 août 2026, les arènes de Nîmes accueillent à nouveau Le Rêve du Gladiateur, le spectacle monumental d'Arthur Cadre. Après le succès de la première édition en 2025, le metteur en scène, également connu pour sa participation à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024, promet une version enrichie et plus aboutie. Dans un entretien exclusif, il se confie sur les coulisses de cette fresque mêlant danse, théâtre, arts équestres, cascades et poésie.

Une création améliorée après une première expérience

Arthur Cadre revient avec une conviction intacte : un grand spectacle doit raconter une histoire et faire naître des émotions. Interrogé sur les enseignements tirés de la première édition, il souligne d'abord la chaleur nîmoise, mais surtout l'importance de la maîtrise des transitions entre les disciplines. « Nous avons appris qu'il fait très chaud à Nîmes ! J'ai aussi beaucoup appris sur le mélange éclectique de toutes les différentes disciplines, sur la façon de les mettre en scène ensemble », confie-t-il.

Cette année, l'équipe a bénéficié de plus de temps pour peaufiner chaque détail. « L'an dernier, nous avions seulement dix jours de création. Cette fois, nous avons pu affiner chaque détail. L'histoire reste la même, mais tout est plus fluide et abouti », précise Arthur Cadre. Des musiques et des chorégraphies inédites ont été ajoutées, et toutes les transitions ont été retravaillées.

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L'idée du rêve : un hommage à l'histoire des arènes

Le spectacle raconte le songe d'un gladiateur tombé au combat, un choix né de la rencontre avec le lieu. « La première fois que je suis entré dans les arènes, j'ai ressenti quelque chose de très fort. On sent les 2 000 ans d'histoire du lieu », explique le metteur en scène. Le gladiateur s'est imposé naturellement, mais Arthur Cadre ne voulait pas se limiter aux combats. « L'idée du rêve est arrivée ensuite. Elle permet de parler de la vie, de la mort et de l'imaginaire », ajoute-t-il.

Le spectacle met en scène une vingtaine de tableaux, allant du ballet aérien au-dessus des arènes à un affrontement entre chevaux et motos, en passant par de la danse au piano et un final pyrotechnique. Pour Arthur Cadre, chaque discipline doit servir le récit : « J'aime créer des passerelles entre l'ancien et le moderne. Le duo entre un cheval et une moto en est le meilleur exemple. Rien n'est là uniquement pour impressionner : tout raconte quelque chose. »

150 bénévoles nîmois au cœur du spectacle

Arthur Cadre a tenu à intégrer 150 bénévoles nîmois, une décision qu'il justifie par son attachement à la ville : « Parce que les arènes appartiennent aux Nîmois. Je ne me voyais pas arriver avec un spectacle, clé en main, sans les associer. » Les bénévoles ne sont pas de simples figurants : ils participent pleinement à de nombreux tableaux. « Il règne une ambiance incroyable. C'est très humain, très simple, et c'est ce qui fait aussi la force du spectacle », souligne-t-il.

Le public retrouvera bien sûr les combats de gladiateurs, avec un affrontement spectaculaire, car « c'est aussi ce que les spectateurs attendent ». Mais l'équilibre est essentiel : « Le spectaculaire ne fonctionne que s'il est porté par l'émotion », insiste Arthur Cadre, qui a veillé à alterner scènes épiques et moments plus intimes.

Une captation pour France Télévisions

Le spectacle sera diffusé à l'automne sur France Télévisions. Cette perspective a influencé la mise en scène. « Il faut penser à la fois au public dans les gradins et aux caméras. Sur scène, on joue plus grand ; devant une caméra, il faut davantage de subtilité », explique Arthur Cadre. Le jeu des acteurs a été retravaillé pour trouver ce juste équilibre et offrir une captation avec un vrai souffle cinématographique.

Le spectacle met en scène le danseur de flamenco Rubén Molina dans le rôle du gladiateur, la chanteuse lyrique Odile Heimburger en Somnambula, et le clown Philibert Hébert-Filion en empereur déchu. La scénographie immersive, signée Dirty Monitor, inclut un mapping monumental et des jeux de lumière qui subliment les arènes.

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Informations pratiques

Les représentations auront lieu du 6 au 8 août à 21 h 30, pour une durée d'1 h 30. Les tarifs vont de 6 euros pour les enfants à 46 euros pour les adultes. Les réservations sont disponibles sur le site arenes-nimes.com ou dans les billetteries spectacles.