Depuis le 13 avril, la Cellule opérationnelle de coordination judiciaire, mise en place sous l'impulsion du parquet de Paris, a permis de réaliser 421 opérations de contrôle en complément des patrouilles quotidiennes. Ces opérations ont abouti à 1 940 évictions et 309 interpellations, selon la préfecture de police. Ce dispositif s'inscrit dans la lutte contre la consommation de crack dans le 19e arrondissement de Paris.
Une amélioration notable aux abords des zones sensibles
Les autorités constatent une amélioration sensible de la situation aux abords de la gare Rosa-Parks, de la rue Cesaria-Évora et du boulevard Macdonald. Toute tentative de réimplantation des consommateurs est rapidement neutralisée, réduisant ainsi les nuisances pour les riverains. Ces zones étaient particulièrement affectées par les incivilités et les délits liés à la consommation de crack, un dérivé fumable de la cocaïne.
La préfecture souligne que les opérations quotidiennes d'éviction, les contrôles et les interpellations ont permis de réduire les tensions avec les habitants. Le dispositif repose sur une coordination étroite entre la préfecture de police, la Ville de Paris, la mairie du 19e arrondissement et les acteurs locaux via le Groupe de partenariat opérationnel Rosa-Parks.
Un plan de sécurisation renforcé depuis novembre
Depuis le 24 novembre 2025, la préfecture de police a mis en place un plan de sécurisation renforcé avec une présence visible des forces de l'ordre, l'emploi de drones et le déploiement d'un poste d'accueil mobile. Ce plan vise à dissuader les consommateurs et les trafiquants de s'installer durablement dans le quartier.
La stratégie combine des actions répressives et préventives, en partenariat avec les entreprises locales. BNP Paribas avait annoncé fin 2025 le départ progressif de ses équipes à partir de mars des locaux situés à proximité de la gare RER Rosa-Parks, invoquant une rationalisation immobilière. Cependant, une déléguée syndicale CFDT à la BNP a révélé que la banque rencontrait des difficultés à pourvoir les postes sur ce secteur en raison de la réticence des salariés à y travailler, notamment à cause des questions de sécurité.
Des patrouilles privées pour sécuriser les salariés
Pour garantir la sécurité de ses employés, BNP Paribas, en collaboration avec d'autres entreprises et institutions du quartier, a mis en place des patrouilles d'agents privés à la sortie du RER. Ces mesures visent à protéger les salariés qui rejoignent leur lieu de travail, tout en complétant l'action des forces de l'ordre.
La préfecture de police affirme que les opérations d'éviction et les contrôles se poursuivront, avec pour objectif de maintenir la pression sur les réseaux de trafic et de réduire durablement les nuisances pour les habitants du 19e arrondissement.



