Le futur parc urbain de Nîmes, aménagé sur le site des anciennes pépinières Pichon, devrait ouvrir ses portes à l'automne 2027. La municipalité a fait le point en ce début de semaine sur l'avancement des travaux, qui « avancent bien » selon la mairie. Les 1 651 arbres qui seront plantés ont été sélectionnés et réservés, et 80 % des réseaux sont déjà posés.
Un chantier d'envergure sur 14,5 hectares
Le site, d'une surface exceptionnelle de 14,5 hectares, reliera le Triangle de la Gare à la voie urbaine. Il s'agit de l'un des plus grands parcs urbains de France. Les démolitions des bâtiments en friche sont terminées, et le parvis monumental de 3 000 m², côté gare, est totalement dégagé. Entre juin et juillet, le grand pavage du parvis de l'entrée sud a été réalisé avec d'énormes dalles de 1m50, récupérées dans les anciennes carrières de Roquemaillère, au nord de la ville.
Végétation et plantations
La phase d'élagage est terminée depuis mars dernier, et les équipes n'interviennent plus sur la végétation existante. Les 1 651 arbres de tailles différentes, qui vont être plantés à l'automne, ont été sélectionnés et réservés à la pépinière Soupe à Châtillon-sur-Chalaronne dans l'Ain, l'une des plus grandes pépinières en France. Les cheminements secondaires ont commencé à être tracés à l'aide de plaquettes en bois, issues des branches et troncs coupés et transformés. « Ils permettent de créer des passages plus bucoliques dans le parc », promet la municipalité.
Réseaux et équipements
La pose des réseaux (éclairage, fibre, eau, assainissement…) est encore en cours, mais 80 % du travail a déjà été réalisé. La réhabilitation des anciennes serres de vente a démarré : elles seront transformées en « Halles connectées », un espace convivial avec d'anciennes tables de culture transformées en tables pour pique-niquer ou travailler. L'ancienne station de pompage, qui doit devenir la Vigie, accueillera les toilettes publiques du parc et servira de support à la grande aire de jeu pour les enfants. Aux différents étages de ce bâtiment, les usagers retrouveront une salle et un point de vue.
Une question de nom
Reste à savoir comment s'appellera ce futur parc. Lors du dernier conseil municipal, le maire de Nîmes, Vincent Bouget, a semblé vouloir rebaptiser le futur parc urbain, que l'ancien exécutif souhaitait appeler « Jacques-Chirac ». L'élu communiste semble préférer « Pichon », du nom des anciennes pépinières. Il devrait engager une consultation citoyenne.
Selon la Ville, les calendriers devraient être tenus, permettant d'espérer une ouverture à l'automne 2027 comme prévu.



