Jeudi, lors de la corrida de la Feria du Pilar à Saragosse, les toreros Emilio de Justo et Tomas Rufo ont chacun obtenu une oreille, face à une corrida de Montalvo jugée sérieuse mais manquant de fond. Borja Jimenez, pour sa part, est sorti bredouille après un sorteo défavorable.
Une Feria organisée dans l'urgence
La temporada aragonaise a mis du temps à se dessiner, avec de multiples recours dans le cadre de l'appel d'offres pour les arènes de Saragosse. Après l'annulation de la Feria de la San Jorge au printemps, la nouvelle empresa a dû organiser une Feria dans l'urgence. Le second week-end de la Feria du Pilar a débuté par une corrida de Montalvo, dont les toros présentaient des armures et un gabarit sérieux, mais manquaient de fond lors des faenas.
Emilio de Justo, une oreille après une épée efficace
Devant une arène pleine, Emilio de Justo (salut après avis) a réalisé quelques séries de belles factures face à un premier Montalvo noble et prompt, mais manquant de classe. Une épée portée en arrière l'a privé de récompense. Le torero d'Estrémadure a décroché une oreille de son second toro, considéré comme le meilleur de la corrida, après un début de faena explosif à genoux et deux bonnes séries droitières marquées par le temple et le relâchement. Si le toro a rapidement baissé de rythme, une épée efficace sur le côté a déclenché une pétition d'oreille à laquelle la présidence a accédé.
Tomas Rufo et Borja Jimenez, des sorts contrastés
Tomas Rufo (salut et oreille) a également obtenu une oreille de son second Montalvo. Le torero de Tolède a réalisé une première faena bien soignée qui n'a jamais réellement porté sur le public, car le brave peinait à enchaîner les charges. Lors de son second combat, il a réalisé plusieurs séries du meilleur effet sur les deux cornes et une belle épée ont justifié l'oreille obtenue.
Borja Jimenez (salut après avis et silence) a été guère gâté au sorteo. Son premier Montalvo souffrait d'un handicap du train arrière et, après deux belles séries sur les deux rives en profitant de sa noblesse, le toro a mis rapidement le frein à main. Le 5 bis, venu remplacer un toro blessé à la patte, ne lui a laissé aucune option pour briller.