SFR : le déclin se poursuit pendant le rachat par Bouygues, Free et Orange
SFR : déclin persistant pendant le processus de rachat

L'opérateur télécoms SFR, en plein processus de rachat par Bouygues Telecom, Free et Orange, voit son déclin se poursuivre. Selon les derniers chiffres publiés par l'Arcep, le régulateur des télécoms, SFR a perdu 150 000 abonnés mobiles au deuxième trimestre 2026, portant sa base totale à 18,5 millions de clients. Cette baisse intervient alors que les trois opérateurs concurrents ont déposé une offre conjointe de rachat auprès de l'Autorité de la concurrence, en cours d'examen.

Une perte de parts de marché qui s'accélère

La part de marché de SFR dans le mobile est tombée à 22 %, contre 24 % un an plus tôt, selon les données de l'Arcep. Dans le fixe, l'opérateur a également cédé du terrain, perdant 80 000 abonnés au haut débit, pour atteindre 6,2 millions de lignes. Ces chiffres confirment une tendance lourde, déjà observée depuis plusieurs trimestres, et qui ne semble pas ralentir malgré l'annonce du rachat.

Les concurrents de SFR profitent de cette érosion. Bouygues Telecom, Free et Orange ont tous gagné des abonnés sur la même période, selon le rapport de l'Arcep. Free a notamment enregistré une hausse de 200 000 abonnés mobiles, tandis que Bouygues Telecom et Orange ont chacun gagné environ 100 000 clients. Dans le fixe, Free a progressé de 50 000 abonnés, et Orange de 30 000.

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Un rachat contesté et sous surveillance

Le processus de rachat, annoncé en juin 2026, prévoit la cession de SFR à un consortium formé par Bouygues Telecom, Free et Orange. Cette opération, évaluée à 12 milliards d'euros, doit encore recevoir l'aval de l'Autorité de la concurrence, qui a ouvert une enquête approfondie. Les trois opérateurs ont justifié leur offre par la nécessité de « stabiliser le marché français des télécoms », selon un communiqué commun.

Des associations de consommateurs et des élus locaux ont exprimé des inquiétudes quant à l'impact sur l'emploi et la concurrence. L'Arcep, dans son rapport, souligne que « la poursuite du déclin de SFR pourrait réduire la pression concurrentielle sur le marché, malgré les engagements des repreneurs ». Les syndicats de SFR, qui représentent environ 9 000 salariés, ont demandé des garanties sur les effectifs et les investissements dans les réseaux.

Des conséquences pour les consommateurs et l'emploi

Les clients de SFR pourraient être affectés par ces changements, notamment en termes de qualité de service et de tarifs. L'Arcep note que « les réductions d'effectifs et d'investissements chez SFR se sont déjà traduites par une dégradation de la couverture mobile dans certaines zones rurales ». Les repreneurs se sont engagés à maintenir les emplois pendant trois ans, mais les syndicats restent prudents.

L'issue de l'enquête de l'Autorité de la concurrence est attendue pour le premier trimestre 2027. Si l'opération est autorisée, SFR pourrait être intégré progressivement aux réseaux de ses nouveaux propriétaires, avec des conséquences sur l'ensemble du secteur. En attendant, les chiffres de l'Arcep montrent que SFR continue de perdre du terrain, ce qui pourrait affaiblir sa position dans les négociations en cours.

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