Les likes sur les réseaux sociaux, nouvelle frontière de l'infidélité ?
Likes et infidélité : où tracer la limite ?

Un like, un cœur ou un commentaire anodin sur les réseaux sociaux peut-il constituer une infidélité ? La question divise les couples et interroge les psychologues. Selon une enquête de l'Ifop publiée en 2025, 34 % des Français estiment qu'aimer une photo de son ex-partenaire sur Instagram est un acte d'infidélité. Pour 28 %, c'est le simple fait de suivre un ancien amour qui pose problème.

Les réseaux sociaux, terrain glissant pour la confiance

Les plateformes comme Instagram ou TikTok multiplient les interactions ambiguës. Un like peut être interprété comme un signe d'intérêt, voire une tentative de séduction. « Le like est devenu un langage codé, explique la psychologue clinicienne Sophie Marinopoulos. Il peut exprimer une approbation, mais aussi une volonté de maintenir un lien affectif. »

Pour 42 % des moins de 35 ans, un like sur une photo d'un inconnu attirant est déjà une forme de tromperie. Les couples doivent donc redéfinir leurs règles, ce qui n'est pas toujours simple.

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Une infidélité graduée

L'étude distingue plusieurs niveaux : la simple consultation de profils, le like ponctuel, les échanges réguliers de messages, et les conversations privées. Seuls 12 % des Français jugent que tout est permis. « Il n'y a pas de barrière universelle, note le sociologue Pascal Lardellier. Chaque couple doit négocier sa propre frontière. »

Le nombre de likes et la fréquence comptent aussi. Liker toutes les photos d'une même personne est perçu comme plus problématique qu'un geste isolé. Les applications comme Snapchat, avec leurs messages éphémères, aggravent la suspicion.

Les conséquences sur les relations

Ces micro-infidélités alimentent les disputes et la méfiance. Selon un sondage Harris Interactive, 22 % des couples ont déjà eu une dispute à cause d'un like jugé trop appuyé. Les thérapeutes recommandent de discuter ouvertement des usages numériques dès le début de la relation.

« Le virtuel n'est pas moins réel, insiste Marinopoulos. Un like peut faire aussi mal qu'un baiser s'il est perçu comme une trahison de l'intimité. »

La question dépasse le cadre privé : des affaires de divorce citent désormais des likes comme preuves d'adultère émotionnel. Certains pays, comme la France, ne reconnaissent pas encore ce motif juridiquement, mais la tendance évolue.

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