Dans l'Indiana, à Decatur Township, une fronde anti-data centers gronde. Les habitants, menés par des retraités comme Tim McWhirter, refusent l'implantation d'un centre de données de Google en face de leurs habitations. McWhirter a écrit à Donald Trump : « Monsieur le président, vous aviez dit que vous alliez protéger les citoyens. Votre data center, il faut le placer ailleurs car ici c’est une zone résidentielle. »
Un conflit entre géants de la tech et électeurs trumpistes
Le projet, porté par Google, Meta et Amazon, suscite une vive opposition dans cette bourgade perdue au milieu des champs de maïs. Les résidents dénoncent un « horrible machin » qui défigurerait le paysage et menacerait leur qualité de vie. Tim McWhirter, qui avait déménagé sa maison en cinq morceaux il y a 45 ans pour s'installer ici, se dit trahi par le président qu'il a soutenu.
Cette révolte place Donald Trump dans une position délicate, tiraillé entre les intérêts des géants technologiques et ceux de ses propres électeurs ruraux. La colère est telle que des réunions publiques sont organisées, comme celle du 15 mai chez Pat Andrews, où des dizaines d'habitants ont exprimé leur hostilité.
Une opposition qui prend de l'ampleur
Les data centers, construits frénétiquement pour répondre aux besoins de l'intelligence artificielle, sont de plus en plus contestés dans les campagnes américaines. Les riverains pointent du doigt le bruit, la consommation d'eau et d'électricité, ainsi que l'impact visuel. Selon un habitant, « Google et consorts pensaient ne pas rencontrer de résistance ici », mais la réalité est tout autre.
Le mouvement, baptisé « fronde anti-IA », gagne du terrain dans le Midwest. Les opposants exigent que les data centers soient implantés dans des zones industrielles, loin des habitations. Tim McWhirter conclut : « On ne va pas se laisser faire. On a voté pour lui, mais on n'a pas voté pour ça. »



