Loïc Michel : « L’IA, une révolution des compétences avant tout »
IA : révolution des compétences selon Loïc Michel

Loïc Michel, expert en transformation numérique, affirme que l’intelligence artificielle (IA) représente avant tout une révolution des compétences plutôt qu’une menace pour l’emploi. Selon lui, les entreprises doivent investir dans la formation pour préparer les travailleurs aux nouvelles exigences.

Une transformation des compétences, pas des métiers

Lors d’une conférence à Paris, Loïc Michel a déclaré : « L’IA ne remplace pas les métiers, elle transforme les compétences nécessaires pour les exercer. » Il a souligné que l’automatisation va modifier les tâches, mais que les emplois évolueront vers des rôles plus créatifs et stratégiques. Une étude récente de Pôle emploi indique que 60 % des postes exigeront des compétences avancées en IA d’ici 2030.

L’urgence de la formation continue

Pour Michel, la priorité est la formation continue. « Les systèmes éducatifs et les entreprises doivent s’adapter rapidement pour ne pas laisser de côté des millions de travailleurs », a-t-il ajouté. Il a cité l’exemple de l’Allemagne, où des programmes de requalification ont permis de réemployer 80 % des salariés touchés par l’automatisation.

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Un impact sur tous les secteurs

L’expert a également évoqué des secteurs spécifiques comme la santé, où l’IA assiste déjà les diagnostics, ou la finance, où elle automatise les analyses de risques. « Dans chaque domaine, la compétence clé devient la capacité à collaborer avec l’IA », a-t-il précisé. Une enquête de McKinsey montre que les entreprises qui forment leurs équipes à l’IA augmentent leur productivité de 20 % en moyenne.

Des défis pour les PME

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont particulièrement vulnérables. « Beaucoup n’ont pas les ressources pour former leur personnel, ce qui creuse l’écart avec les grandes entreprises », a averti Michel. Il propose des subventions publiques et des partenariats avec des universités pour démocratiser l’accès à la formation IA.

Une vision optimiste de l’emploi

Contrairement aux discours alarmistes, Loïc Michel mise sur les opportunités. « L’IA crée de nouveaux métiers : data scientist, éthicien IA, concepteur d’interfaces vocales… » a-t-il énuméré. Selon le World Economic Forum, l’IA générera 97 millions de nouveaux postes d’ici 2025, contre 85 millions supprimés. « Le solde est positif, à condition d’anticiper les compétences », conclut-il.

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