Paul Mirabel : sa série « Paul » débarque sur Prime Vidéo le 2 octobre
Paul Mirabel : sa série « Paul » sur Prime Vidéo le 2 octobre

L'humoriste Paul Mirabel revient avec une série autofictionnelle intitulée « Paul », disponible sur Prime Vidéo à partir du vendredi 2 octobre. Il y partage l'affiche avec Abraham Wapler, Enya Baroux, Eva Huault et Marine Leonardi. La série, qui joue habilement de la frontière entre fiction et réalité, mêle burlesque, satire, rom-com et déclarations d'amour à Montpellier.

Une autofiction qui démarre sur les chapeaux de roues

L'histoire débute le soir de la première de « Par amour », le deuxième spectacle de l'humoriste. Paul Mirabel tarde à sortir de sa loge. Il n'est pas là : il roule à toute allure à scooter dans les rues de Paris. Quand un bus déboule, c'est l'accident, il fait un vol plané et vient embrasser la pub sur le flanc du bus : l'affiche de « Par amour », évidemment. Paf ! Générique dessiné. Joli.

La série commence véritablement six semaines plus tôt, par le constat d'un gros, gros souci : Paul Mirabel a vendu à Amazon les droits de captation de son nouveau spectacle, ainsi qu'un film documentaire sur sa vie, alors qu'il n'a rien fichu du tout. Enfin, si : il a rangé son appartement (ce qui, à l'œil nu, n'est pas évident), fini la série Naruto et gagné trois fois la Ligue des champions avec Montpellier à la PlayStation (ce qui n'est pas rien) !

Un casting éclatant et des copains qui s'incrustent

Ainsi, la série raconte-t-elle les rocambolesques coulisses (fictives) de la création du spectacle du triomphe (réel) de Paul Mirabel. Tanné par son agent Inès (Marine Léonardi, toute en nerfs) mais surtout coaché par son meilleur pote Dan (Abraham Wapler, impayable), archétype du slacker sympa, mais nid à embrouilles et idées foireuses, notre grand échalas à lunettes doit vivre des choses pour nourrir son inspiration, enfin la réveiller.

Ce faisant, bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle, Paul va multiplier les galères, prendre deux trois baffes, faire quelques mauvaises rencontres, se taper un bad buzz bien glauque. Mais aussi se lier à une prof de pole dance haute en couleur (la géniale Eva Huault) et retrouver son premier amour dont il est toujours épris (la pétillante Enya Baroux)…

Une série-miroir rythmée et autodérision assumée

Après Eric Judor (Platanes), Blanche Gardin (La meilleure version de moi-même) ou encore Florence Foresti (Désordres), Paul Mirabel s'offre donc à son tour sa série-miroir sur sa vie d'humoriste comme il se doit « deepfakée ». Il en a cosigné le scénario avec Mourad Winter (les films L'amour c'est surcoté, Une famille de bâtards), Yoann Gromb (la série Miskina la pauvre) et un de ses meilleurs amis Nathanael Munnich (qui a réalisé la captation de ses spectacles et qui coréalise la série avec Antoine de Bary).

En six fois trente minutes bien rythmées, Paul, la série nous attache à son vrai faux petit monde où quelques copains humoristes (Eric Judor, Jérémy Ferrari, Alexandre Kominek) viennent ajouter leur grain de sel et de folie, dans leur « propre rôle » aussi mais pas forcément sous leur meilleur profil : Paul Mirabel impose son sens de l'autodérision, et c'est tant mieux !

Une armée de Paul Mirabel a déferlé, le 25 septembre sur Montpellier, pour la sortie de la série « Paul ». PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE/MAXPPP

Mais il ne s'en tient pas à son auto-mise en boîte en grand dadais binoclard un peu ahurie et très nonchalant : il varie les registres comiques, du burlesque à la vanne, en passant par la satire et le délire, double son récit d'une très jolie rom-com et se permet quelques commentaires sociétaux et politiques bien vus.

Plus chouette encore, sous couvert d'une autofiction tout ce qu'il y a de pipeau, Paul Mirabel réussit à dire beaucoup de vrai sur lui. Il dépeint sa mère en femme rayonnante, son frère autiste en belle âme sage. Dit son amour de Montpellier, sa ville, son club de foot. Témoigne de sa foi en l'amour et en l'amitié. Dans Paul, la série, en fait, Paul Mirabel ne se met pas tant en vedette qu'il la partage avec tout ce qu'il aime et avec tout ce qui le fait rire qui souvent, cool, sont les mêmes.