Patiente de 78 ans traîne sa généraliste devant l'Ordre des médecins
Patiente de 78 ans traîne sa généraliste devant l'Ordre

Une patiente de 78 ans a réclamé des sanctions disciplinaires contre sa généraliste des Sables-d'Olonne (Vendée) devant l'Ordre des médecins des Pays de la Loire, à Nantes, le 23 septembre 2026. Elle juge le comportement de la praticienne inacceptable, comme le rapporte Les Sables Vendée Journal.

Un refus d'admission en centre de rééducation

Hospitalisée le 1er avril 2025 au CHU de Nantes pour une fracture survenue sur un terrain médical lourd, la septuagénaire avait quitté l'hôpital le 7 avril 2025, après un avis rendu de façon collégiale par les médecins et avec son accord. Mais onze jours plus tard, sa situation s'aggrave : elle prend un rendez-vous d'urgence avec sa médecin le 23 avril 2025 pour lui communiquer que son maintien à domicile est impossible.

Selon le récit de la plaignante, la praticienne se serait alors « mise en colère » et aurait « refusé » de l'envoyer « dans un centre de rééducation ». Elle aurait estimé « plus opportun de prévoir une admission en maison de retraite ». La septuagénaire serait sortie « anéantie » de cette consultation.

Un revirement après l'intervention de la sœur

Après que sa sœur se soit expliquée avec la praticienne, la patiente a toutefois pu être admise dans un centre de médecine physique et de réadaptation. Ce revirement n'a pas empêché la patiente de déposer plainte auprès du conseil départemental de l'ordre des médecins (CDOM) de la Vendée.

Mais le récit du médecin, livré par son avocat à l'audience, est tout autre. La patiente, absente à l'audience tout comme le médecin, se serait montrée véhémente durant la consultation de 45 minutes. Avec sa sœur, elles auraient eu « une attitude peu respectueuse », explique la défense, qui ajoute : « elles estiment qu'un placement au sein du service (de soins de suite et de réadaptation) est un dû ».

La défense conteste les griefs

L'avocat de la praticienne conteste les griefs et sollicite 2 000 € au titre des frais de justice. « Chez un médecin, on n'est pas au restaurant », a soutenu le conseil de la praticienne pour justifier la liberté du choix thérapeutique face aux exigences de la patiente. La décision de la chambre disciplinaire de première instance est attendue sous quelques semaines.