Le gardien finlandais de l'AS Monaco, Lukas Hradecky, 36 ans, s'est longuement confié mercredi lors du stage en Angleterre, avant le barrage aller de Ligue Conférence contre le vice-champion de Pologne, jeudi à Zabrze (20h). Il a notamment évoqué sa longévité, sa saison mouvementée et ses objectifs personnels et collectifs.
Une longévité basée sur l'authenticité et la positivité
Interrogé sur son corps qui entame sa 18e saison professionnelle, Hradecky a confié : « Pour être honnête, je m'attendais à pire. C'est aussi pour ça que j'aime continuer. Mon corps me dit de le faire. » Il a également expliqué que son sourire et sa mentalité « agréable, simple et détendue » sont des facteurs clés de sa carrière : « J'espère être authentique, je n'aime pas tomber dans les clichés. Être moi-même m'a plutôt bien réussi. »
Le gardien a déploré le manque d'authenticité dans le football moderne, tout en s'adaptant : « Les choses changent, les téléphones sont omniprésents. Tout le monde est dessus et on communique moins, mais que peut-on y faire ? On essaie d'en tirer le meilleur parti et d'aider les jeunes joueurs. » Il a toutefois noté que « c'est presque inquiétant de voir à quel point ça devient normal ».
Une saison dernière difficile à oublier
Lukas Hradecky a réagi au chiffre de 78 buts encaissés la saison dernière par l'ASM toutes compétitions confondues : « C'est fou ! » Il a reconnu que la saison a été décevante collectivement : « Il y avait des problèmes de tous les côtés. Le changement d'entraîneur, beaucoup de blessures… Ce sont des excuses, je sais, mais ça n'a pas été une saison facile non plus sur le plan personnel. » Il a souligné l'importance de « laisser cette saison derrière nous » et a fixé un objectif clair : « Quand on a été champions d'Allemagne avec Leverkusen (en 2024), on a pris moins d'un but par match. Si on arrive à en encaisser moins de 34 avec l'ASM cette saison en L1, ce sera formidable. »
Malgré les critiques sur l'environnement monégasque, Hradecky a estimé que « Monaco n'est pas l'endroit le plus facile pour vivre professionnellement », mais que cela constitue un défi stimulant : « C'est fantastique de voir la mer tous les jours et d'aller à la plage, beaucoup d'autres choses vous stimulent. » Il a également tenu à rassurer sur sa condition physique après ses deux blessures au genou : « Je suis toujours au plus haut niveau et j'espère que les supporters s'en rendront compte. »
Une adaptation au nouveau staff et des ambitions en sélection
Le gardien finlandais a évoqué sa relation avec le nouvel entraîneur des gardiens, Jyri Nieminen, qu'il connaît de la sélection. Il a précisé que ce n'est pas lui qui a initié son arrivée : « Carlos (Avina) m'a demandé si je pouvais lui recommander. J'ai dit : “Bien sûr, je le connais”. » Hradecky a apprécié la méthode de Nieminen, plus tournée vers le jeu, même s'il a adoré travailler avec son prédécesseur Frédéric De Boever.
En sélection, avec 105 capes, il espère intégrer le Top 3 des joueurs finlandais les plus capés : « Trois capes me suffiront. » Il a également évoqué sa vie de famille à Monaco et son bar à bières à Helsinki, tout en affirmant qu'il ne sait pas combien d'années il jouera encore : « Je n'ai pas de chiffre précis en tête, mais peut-être… Pour l'instant, je n'y pense pas. »



