Le diocèse de Paris a interdit depuis octobre 2024 un prêtre de 81 ans, mis en examen pour viols sur mineur, de tout contact avec des mineurs et d'officier, a indiqué dans la nuit de lundi à mardi l'institution qui avait déjà pris des mesures à son encontre entre 2018 et 2020. Le prêtre parisien est soupçonné d'avoir violé à plusieurs reprises un fidèle dès ses 12 ans, notamment aux scouts et lors des Journées mondiales de la jeunesse, a appris lundi l'AFP auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Figaro et du Parisien.
Quatre victimes dénoncent des faits similaires
Au total, quatre victimes aujourd'hui adultes ont dénoncé des « faits similaires », mais ils remontaient aux années 1979 à 1986 pour trois de ces victimes et étaient prescrits, a précisé le parquet. « Sans préjuger de la véracité des faits, mais accueillant ce témoignage, comme les précédents, avec la plus vive attention, le diocèse de Paris a donc pris le 30 octobre 2024 les mesures de prudence suivantes », a indiqué l'institution à l'AFP, expliquant avoir été informé ce même mois de la dénonciation adressée au parquet de Paris par la victime présumée.
Mesures de prudence et cellule d'écoute
L'ecclésiastique a été depuis cette date interdit « de tout exercice du ministère, à l'exception de la célébration privée de la messe », « de tout contact avec des personnes mineures » et « d'entrer en relation de quelque manière que ce soit avec les personnes parties aux procédures civile et canonique ouvertes contre lui ». Ces mesures continuent de s'appliquer depuis la mise en examen et le placement sous contrôle judiciaire du prêtre, précise le diocèse, qui a mis en place une cellule d'écoute pour les victimes « de toute forme d'abus commis au sein de l'Eglise ».
Première mesure en 2018, levée en 2020
Le diocèse de Paris a confirmé l'avoir écarté une première fois « de l'exercice du ministère auprès des mineurs » en juin 2018, après avoir reçu « le témoignage de deux personnes se présentant comme des victimes présumées, mineures au moment des faits » et avoir fait un signalement auprès du parquet de Paris. Cette première enquête « ayant été classée sans suite le 18 mars 2019 par le parquet de Paris, ces mesures de prudence ont été levées le 25 novembre 2020 par l'autorité diocésaine », indique le diocèse. Le prêtre reste sous contrôle judiciaire, et le diocèse maintient ses mesures de prudence, tout en assurant une écoute des victimes.



