La mère de l'enfant de 8 ans à Nîmes, au cœur d'une affaire de soupçons de maltraitance, s'exprime pour la première fois dans les colonnes du Parisien. Elle réfute catégoriquement les accusations portées par ses voisines, qui affirment avoir nourri l'enfant par la fenêtre de sa chambre. La mère explique que son fils souffre de troubles de l'attention avec hyperactivité (TDAH), ce qui peut provoquer des crises de violence, mais elle nie toute privation de nourriture ou de boissons.
Une version contestée par la mère
Dans son entretien au Parisien, la mère déclare : « Mon fils n'a jamais été privé de nourriture ni de boissons. Tout est là, dans les placards et dans le frigo à sa disposition. Deux voisines, avec qui je suis en délicatesse, se font des films. » Elle conteste également la version des voisines selon laquelle l'enfant aurait été enfermé dans une chambre surchauffée et aurait envoyé des appels à l'aide. « Sa chambre ne ferme pas à clé. Et les petits mots de détresse que mon fils aurait envoyés, ce n'est pas possible, puisqu'il peine à lire et à écrire », assure-t-elle.
Un placement décidé avant la médiatisation
L'affaire a été médiatisée après que des voisines ont diffusé des vidéos montrant l'enfant recevant de la nourriture par la fenêtre. La police est intervenue au domicile de la mère et de son compagnon le 14 août. Cependant, la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a rappelé que la décision de placement était antérieure à ces révélations. Dès le 11 août, un juge des enfants avait ordonné la sortie du garçon du foyer, en raison de « difficultés croissantes face aux troubles de la personnalité de l'enfant, et par incidence à la mésentente au sein du foyer ».
La mère précise qu'elle avait elle-même demandé ce placement dans l'attente de « trouver une solution pour son traitement ». Elle indique que le père de l'enfant, dont elle est séparée, s'oppose à cette décision.
Un suivi éducatif depuis 2023
La procureure a également révélé que le garçon faisait l'objet d'un suivi « en assistance éducative » depuis 2023, dans un contexte de troubles de la personnalité et de séparation, mais aussi de « positionnement éducatif conflictuel entre les deux parents ». Cette mesure avait été renforcée en 2025. La mère vit aujourd'hui avec son nouveau compagnon, avec qui elle a eu un enfant de 18 mois, qui n'a pas été placé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les conditions de vie réelles du garçon, et la procureure a précisé que les éléments rapportés par les voisines sont « en partie non fiabilisés ».



