UFC Paris : Axel Sola veut enchaîner après Abu Dhabi
UFC Paris : Axel Sola veut enchaîner après Abu Dhabi

Axel Sola a remis les pendules à l'heure. Le pensionnaire du Boxing Squad a soumis le Brésilien Ismael Bonfim au premier round, samedi à Abu Dhabi, pour sa deuxième victoire en trois combats à l'UFC. Dès son retour, le Niçois a affiché ses ambitions : « L’UFC Paris, c’est sûrement la meilleure carte pour moi », a-t-il lâché, évoquant un possible combat en septembre dans la capitale.

Une déclaration qui en dit long sur l'état d'esprit d'un combattant en pleine confiance. Après la déception de sa première défaite en carrière, concédée en mars à Londres face au Gallois Mason Jones, Axel Sola a su rebondir avec autorité. Sa victoire expéditive dans les Émirats lui permet d'équilibrer son bilan à l'UFC et de nourrir des projets précis.

Mais Axel Sola n'est pas un athlète comme les autres. Titulaire d'un master, il est souvent perçu comme un « intello » dans un univers où la visibilité prime. Chaque mot prononcé devant les caméras est pesé, calibré. En dehors de la cage, le mélomane se ressource au piano ou à la guitare, un exutoire qu'il décrit comme apaisant : « Jouer, ça m’apaise, ça m’évade. » Cette double culture entre introspection et instinct fait de lui un compétiteur singulier, capable de s'adapter à toutes les situations.

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Une victoire expéditive face à un redoutable Brésilien

Sur le papier, la tâche s'annonçait ardue. Ismael Bonfim comptait une vingtaine de combats et des qualités de striker reconnues. Mais Axel Sola a imposé sa loi. « Je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il réagisse de cette façon. Il est connu pour être un striker, mais étrangement, il est allé chercher les phases de lutte. Il s’est entêté et ça a bien fait mes affaires », a expliqué le Niçois. Une analyse lucide, complétée par son éternel souci du détail : « J’aurais sûrement dû mieux positionner le coude, pour causer plus de dommages à mon adversaire. »

Au-delà de la victoire, le pensionnaire du Boxing Squad veut soigner son image. « Gagner ne suffit pas. La qualité de la performance compte tout autant », insiste-t-il. Proche de la fin de son premier contrat de quatre combats avec l'UFC, il sait que chaque apparition est une vitrine. « J’arrive doucement à la fin de mon premier contrat, et l’objectif, c’est d’y rester. C’est à cette condition que je peux espérer briller, développer mon image en tant qu’athlète, et accessoirement, mieux vivre financièrement de ma passion. » Une victoire avec finish, ajoute-t-il, ne peut que l'aider.

Le tournant de la défaite contre Mason Jones

Le 21 mars dernier, à Londres, Axel Sola a vécu l'un des moments les plus intenses de sa carrière. Face au Gallois Mason Jones, il s'est incliné à l'issue d'un combat épique, salué par tous comme titanesque. Cette unique défaite aurait pu laisser des traces. Elle a, au contraire, servi de déclic. « Cette défaite m’a rapporté plus d’argent et de visibilité que la victoire à Abu Dhabi », reconnaît-il avec une honnêteté désarmante. « Elle m’a aussi permis de grandir en tant que combattant. C’est dans l’adversité que l’on parvient à se dépasser, à repousser ses limites. »

Un discours mûri qui tranche avec l'image du guerrier impulsif. Axel Sola tire les leçons de chaque expérience et se dit aujourd'hui « plus fort » et « meilleur combattant ». Une progression qu'il attribue à sa capacité d'analyse, cette marque de fabrique qui lui permet, une fois dans la cage, de comprendre très vite le combat et de trouver les solutions pour prendre l'ascendant. « On n’est pas dans la pensée, on est davantage en mode automatique », compare-t-il, non sans évoquer les analogies avec le rythme musical.

Objectif UFC Paris en septembre

Reste désormais à savoir quand et où aura lieu son quatrième combat à l'UFC. Axel Sola n'a, de son propre aveu, « aucune idée » de la réponse. « En fait, je ne décide de rien », sourit-il. Mais il sait que le choix se joue entre considérations sportives et intérêts business. Descendre à 70 kg est un processus exigeant. « Quand je suis en période de diète, je suis mécaniquement amené à réduire mon volume d’entraînement », explique-t-il. L'essentiel des progrès se joue donc entre les camps, ce qui le pousserait à privilégier un délai de deux mois pour préparer au mieux son retour.

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Pourtant, l'appel de Paris se fait pressant. L'UFC organise, comme l'an dernier, un événement dans la capitale en septembre, et le Niçois avait fait ses débuts dans la compétition à cette occasion. « On sait toute l’effervescence qui règne autour de cet événement », souligne-t-il. Résultat : si l'opportunité lui est proposée, il aura « du mal à refuser ». « Paris, c’est la meilleure carte sur laquelle je peux aujourd’hui prétendre être », conclut-il. De quoi offrir au public français une nouvelle occasion de voir évoluer l'un de ses représentants les plus prometteurs dans la cage.