Ce lundi 24 août 2026, le Palais des Victoires Bernard-Brochand rouvre ses portes à l’AS Cannes Volley. Les Dragons masculins retrouvent le chemin de l’entraînement avec un visage presque entièrement nouveau, tant sur le terrain que sur le banc. Après une saison en dents de scie, le club cannois entend confirmer sa progression en Ligue A et se mêler à la lutte pour les premières places.
Pierre Pujol, directeur sportif, a piloté un vaste chantier durant l’intersaison. Le groupe a été remodelé à près de 100 %, et le staff technique également. Seuls quelques cadres ont prolongé, comme Noleto, Biglino, Ekman et Mohwinkel. Une page se tourne pour un club historique du volley français, qui veut désormais regarder vers le haut du classement.
Un mercato XXL et des départs assumés
Côté départs, l’AS Cannes Volley a officialisé les sorties de dix joueurs :
- Paes
- Paumelle
- Demar
- Massimino
- Ketrzynski
- Cohen
- Weir
- Demiryurek
- Cardona
- Chansky
Pour Pierre Pujol, ces mouvements sont en grande partie voulus et réfléchis : « La plupart voulus, réfléchis et décidés au cours de la saison par rapport à des comportements ou ceux qui n’ont pas donné satisfaction sportivement. » Le départ du pointu Ketrzynski s’est lui imposé de manière plus soudaine, vers un championnat sud-coréen très rémunérateur. « Vendre des joueurs en gagnant de l’argent, cela fait partie de notre modèle économique », ajoute le directeur sportif.
Côté arrivées, les nouveaux venus s’appellent Bucki, Asquarone, Diez, Van der ent, Peter, D’arcy, Froment, Mautin, Neraudau et Guitton. Un effectif taillé pour le haut niveau, avec des joueurs internationaux et rompus à la Ligue A. « Ils ont une vision claire et savent pourquoi ils sont à Cannes », insiste Pierre Pujol, qui voit dans ce groupe « un socle tactique, technique, émotionnel ». La nouvelle diagonale passeur-pointu associera l’Italien Asquarone, jeune mais déjà confirmé, au Polonais Bucki, joueur expérimenté.
Une saison pour viser les sommets
L’ambition ne faiblit pas côté cannois. Le projet lancé il y a trois ans a déjà franchi deux étapes : la montée en Ligue A, puis la qualification pour les play-offs. La saison prochaine, l’objectif est clair : « On veut monter d’un cran avec une qualification sereine pour les play-offs et viser plus haut que les quarts de finale », déclare Pierre Pujol. Il espère aussi « se qualifier pour une coupe d’Europe » et « titiller Montpellier, Tours, Poitiers ».
Ces équipes figurent encore devant l’AS Cannes dans la hiérarchie nationale, mais le club ne s’interdit rien. « Nous voulons montrer que nous pouvons être à leur niveau », assure-t-il. Le message est destiné aux supporters, que le club espère retrouver nombreux au Palais des Victoires.
Un duo d’entraîneurs 100 % brésilien
Pour encadrer ce nouveau groupe, la direction cannoise a misé sur João Bravo et Lucio Oro. Le premier, ancien grand joueur international, prend les rênes de l’équipe. Le second, assistant, connaît déjà Pierre Pujol pour avoir travaillé avec lui à Berlin. « João va apporter sa rigueur, sa connaissance du très haut niveau. Il a un système de jeu clair net et précis », détaille le directeur sportif. « Lucio, c’est un compétiteur hors pair qui va apporter sa grinta. » Leur association est un pari : les deux Brésiliens ne se connaissaient pas vraiment avant cette aventure cannoise.
La fin d’un cycle pour les jeunes
Ce mercato marque aussi la fin d’un cycle pour la génération formée au club. De nombreux jeunes joueurs quittent le navire, un mouvement assumé par Pierre Pujol : « Ils ont besoin de jouer tout simplement. Ils vont donc chercher du temps de jeu ailleurs. C’est la fin d’un cycle de 4-5 ans de la génération jeune. » Une décision logique pour permettre à cette génération de continuer à se développer dans d’autres environnements.
Reste désormais à confirmer sur le terrain. La reprise fixée au lundi 24 août 2026 donnera le coup d’envoi d’une saison attendue. Pierre Pujol conclut avec l’envie de porter le club vers les sommets : « On veut faire rêver les Cannois. On sent un engouement autour du projet Cannes Volley. Aujourd’hui, il faut gagner. À nous d’être compétitif sur le terrain… »



