Une démonstration de force de l'UBB face à Leicester
Ce dimanche après-midi au stade Chaban-Delmas, l'Union Bordeaux-Bègles a offert un spectacle impressionnant en écrasant l'équipe anglaise de Leicester sur le score sans appel de 64 à 14. Cette victoire écrasante en huitième de finale de la Champions Cup propulse les Bordelais vers un quart de finale très attendu contre le Stade Toulousain.
La construction méthodique d'une domination
Maxime Lucu, le capitaine de l'UBB, a expliqué l'approche de son équipe : "C'était impossible à prédire un tel écart de 50 points à l'avance. Leicester était sur une belle série, donc nous voulions construire ce match très sérieusement, notamment en faisant avancer nos avants et en cherchant des brèches extérieures."
Le début de rencontre n'a pourtant pas été simple : "Nous avons eu un peu de mal durant les dix premières minutes. Je pense que nous avons ressenti la pression de rentrer en dernier dans la compétition, ce qui crée forcément de l'impatience. Mais en construisant le match avec nos gros qui nous ont fait avancer, cela nous a permis de déployer notre jeu."
L'euphorie d'une attaque dévastatrice
L'UBB a inscrit 33 points en seulement 18 minutes, créant une dynamique irrésistible. Lucu précise : "Quand nous avons pris le score, nous avions beaucoup de confiance en nous. Nous avons essayé de tenter des choses qui ont réussi par moments. Quand cela fonctionnait, nous voyions nos joueurs converger au soutien, gagner la ligne d'avantage. Quand on joue derrière cette ligne, tout devient beaucoup plus simple."
L'analyse technique d'une première période parfaite
Jefferson Poirot, première ligne de l'UBB, a analysé la première mi-temps où son équipe a pris 36 points d'avance : "Après 20 minutes, nous avons senti les coups de poignard que nous avons pu porter avec nos facteurs X. Mentalement, nous leur avons fait mal. Ensuite, nous avons réussi à enclencher de bonnes séquences, à bien nous trouver dans l'axe avec des petites passes."
Le joueur a souligné l'effet de surprise : "Je pense qu'ils s'attendaient plus à nous voir arriver sur les largeurs que dans l'axe. Nous avons trouvé l'avancée par là. Une fois les décalages créés, avec la qualité de nos joueurs sur les extérieurs, c'est forcément plus difficile à défendre."
La surprise de la domination en conquête
Poirot a exprimé son étonnement face à la domination en mêlée : "Non, nous ne pensions pas dominer autant en conquête. Leicester possède une très grosse mêlée. C'est une équipe que nous avions affrontée en poules l'année dernière avec cinq pénalités contre nous. Aujourd'hui, c'est trois pénalités pour nous. Donc, c'est sûr que nous ne pensions pas autant dominer."
Le joueur a ajouté : "Nous savions qu'ils étaient très bons sur ballon porté. Étonnamment, ils n'en ont pas tenté."
Le choc à venir contre Toulouse
L'attente d'un match d'exception
Maxime Lucu anticipe déjà la rencontre contre le Stade Toulousain : "C'est un gros match qui nous attend, une belle affiche à Chaban. Ce sont des semaines excitantes et nous avons hâte d'être à dimanche, parce que jouer contre Toulouse, ce sont toujours de très beaux matchs."
Le capitaine reste réaliste : "Favori ? Nous voyons leur palmarès et le nôtre à côté, le tableau est tout tracé. Nous recevons, donc c'est forcément un avantage, mais quand on joue Toulouse, à la maison ou à l'extérieur, c'est toujours difficile quand on voit l'armada qui va arriver. Il va falloir faire le match à 100% parfait."
L'impressionnante démonstration toulousaine
Jefferson Poirot a suivi avec attention le match de Toulouse la veille : "J'ai l'impression qu'ils sont meilleurs d'année en année. Ils dominent le championnat outrageusement. Peu importe l'équipe qu'ils mettent. Hier, je pense qu'ils ont envoyé un beau message à la Champions Cup."
Le joueur avoue une certaine appréhension : "Pour ne rien vous cacher, quand j'ai regardé le match hier, c'est dur à vivre quand tu sais que c'est ton potentiel futur adversaire. Nous savons ce qui nous attend pour le week-end prochain."
La question de la revanche
Poirot répond à la notion de revanche évoquée par les Toulousains : "Je pense que la revanche, ils l'ont prise sur la finale de Top 14. Nous, nous n'avons pas gagné le titre de champion de France. Donc, s'il y avait une revanche, c'était peut-être là. Aujourd'hui, ce sera, je pense, un tout autre match."
L'UBB abordera donc ce quart de finale avec la confiance née de sa large victoire contre Leicester, mais pleinement consciente du défi monumental que représente l'affrontement contre le Stade Toulousain, actuel maître du rugby français.



