Sylvie Sidobre, présidente des Clapas Cistes, ne rate jamais une phase finale du MHR
Sylvie Sidobre, fidèle supportrice du MHR en phase finale

« J’en ai encore des frissons » : c’est ainsi que Sylvie Sidobre, présidente de l’association de supporters des Clapas Cistes, évoque ses souvenirs de supportrice du Montpellier Hérault Rugby. Figure incontournable des tribunes, elle n’a manqué aucune phase finale du MHR depuis quinze ans, à l’exception de la finale de Challenge Cup en 2021, disputée pendant la pandémie de Covid-19. Ce samedi 20 juin, à Marseille, elle sera encore au rendez-vous pour la demi-finale face au Stade Français.

Une passion transmise par la famille

À la tête des Clapas Cistes depuis juillet 2022, Sylvie Sidobre est avant tout une passionnée de rugby. Maillot du MHR sur les épaules, elle suit chaque semaine la Pro D2 comme le Top 14, mais son cœur bat uniquement pour Montpellier. Cette passion lui a été transmise par son mari, fidèle supporter en kilt, et par son fils, ancien joueur. « Je suis mariée avec un Biterrois », sourit-elle, évoquant avec humour ses origines familiales.

La création des Clapas Cistes

L’histoire des Clapas Cistes débute en 2016, à l’occasion de la finale de Challenge Cup disputée par le MHR. Avec quelques amis, Sylvie décide de créer une association de supporters. « Nous étions sept au départ. À la fin de l’année, nous étions déjà une cinquantaine. Aujourd’hui, nous comptons entre 130 et 180 adhérents chaque saison », raconte-t-elle. L’association s’apprête à souffler sa dixième bougie, et un titre de champion viendrait couronner une saison déjà réussie à ses yeux. « Cela fait deux ans que nous avons un staff formidable. Si je les croisais dans la rue, je m’arrêterais pour discuter avec eux. Ce n’était pas forcément le cas auparavant », glisse-t-elle.

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Un départ de la présidence, mais pas de l’association

Si elle quittera la présidence cet été, Sylvie Sidobre ne s’éloignera pas pour autant de l’association. Elle continuera notamment à participer à l’organisation du congrès de la Fédération française des supporters du rugby, prévu l’an prochain au Septeo Stadium.

Un souvenir inoubliable à Marseille

Depuis son premier abonnement, il y a une quinzaine d’années, elle n’a manqué qu’une seule rencontre à domicile. Un souvenir encore bien présent : « C’était il y a une dizaine d’années. Je venais d’être opérée de la vésicule biliaire et je ne pouvais pas marcher. J’avais regardé le match contre le Racing à la télévision. » Marseille lui rappelle aussi l’un de ses plus beaux souvenirs de supportrice. En 2011, elle était dans les tribunes lorsque Montpellier s’était imposé face au Racing 92 (26-25). « C’était une immense vague bleue. Le stade était magnifique. Sur l’autoroute du retour, il y avait des voitures partout avec des drapeaux. Les gens klaxonnaient, criaient de joie. C’était incroyable. J’en ai encore des frissons aujourd’hui. »

Rêve de revanche et de partage

En ce jour de demi-finale, elle rêve de revivre des émotions similaires. « J’aimerais retrouver une finale Toulouse-Montpellier et prendre notre revanche sur 2011. » Mais au-delà de l’adversaire, ce qu’elle espère surtout, c’est partager un nouveau moment de bonheur collectif avec les Clapas Cistes. « En 2018, nous avions perdu, mais le retour en train avait été plein de rires malgré la déception. En 2022, après le titre, nous avions passé toute l’après-midi rue de la Soif. Ce sont des souvenirs qui restent. » Une chose est sûre : qu’importe l’issue de la demi-finale, la présidente des Clapas Cistes donnera de la voix jusqu’au coup de sifflet final, comme elle le fait depuis quinze ans.

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