Ce vendredi 7 août, à 9h30, le Nissa Rugby comparaît en visioconférence devant la Commission fédérale d'appel de la Fédération française de rugby (FFR). Le club azuréen joue son avenir administratif : la commission doit décider si elle confirme ou non la relégation en Fédérale prononcée en première instance le 24 juillet.
La sanction initiale avait été prise par l'Autorité de régulation du rugby (A2R), l'ancienne DNACG, qui avait jugé insuffisante la budgétisation de la saison 2026-2027 en Pro D2. La caution exigée par ce gendarme financier s'établit à 4,6 millions d'euros. Les apports de l'actionnaire (2,5 millions d'euros) ayant été pris en compte, il reste un trou d'environ 2 millions d'euros à combler. C'est sur ce point précis que les juges d'appel devront se prononcer.
Une décision attendue dans la journée
L'audience se tient dès 9h30, et une décision pourrait être rendue dans la journée, selon les services de la FFR. Deux scénarios se dessinent : soit la commission confirme la relégation administrative, soit elle l'infirme si le club présente des garanties financières jugées suffisantes.
Les dirigeants niçois ont donc travaillé ces derniers jours pour tenter de combler le manque. Selon nos informations, les discussions se sont poursuivies jusqu'au dernier moment avec l'actionnaire et d'éventuels partenaires, mais aucun montant n'a été officiellement confirmé à ce stade.
Un recours au CNOSF peu probable
En cas d'issue défavorable, le Nissa Rugby pourrait théoriquement saisir le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) pour tenter une conciliation. Cependant, selon nos informations, le club ne devrait pas emprunter cette voie. Autrement dit, la décision de ce vendredi serait vraisemblablement acceptée comme définitive.
Une telle issue marquerait un coup d'arrêt brutal après l'euphorie de la montée.
La montée arrachée face à Mont-de-Marsan
Rappelons que le Nissa Rugby avait obtenu sportivement son billet pour la Pro D2, l'antichambre du Top 14, en battant Mont-de-Marsan en barrage d'accession le 31 mai dernier, sur le score de 31 à 26. Ce succès avait déclenché une grande fête sur la Côte d'Azur et un engouement populaire rare pour le rugby niçois.
Mais la joie a été de courte durée. Le 24 juillet, la décision de l'A2R a plongé le club dans l'incertitude. Depuis, l'été est rythmé par les réunions financières et les allers-retours avec les instances.
L'enjeu sportif et économique
La Pro D2 représente un bond considérable en termes de visibilité, de budget et de structuration. Pour le Nissa Rugby, y évoluer signifierait un accès à des droits télévisés, des sponsors nationaux et un recrutement plus ambitieux. Inversement, une rétrogradation en Fédérale entraînerait une refonte complète de l'effectif et une perte de revenus importante.
Le club, qui évolue à Nice, est soutenu par un public fidèle et par les collectivités locales. L'éventualité d'un match de Pro D2 dans la région serait un atout incontestable pour le rugby azuréen, mais tout dépendra du verdict de ce vendredi.
Le compte à rebours est lancé
Dans les couloirs du club, on se refuse à tout commentaire avant l'audience. Les supporters, eux, multiplient les messages de soutien sur les réseaux sociaux. Beaucoup espèrent que la commission d'appel tiendra compte de l'engouement suscité par la montée et des efforts entrepris pour assainir les finances.
La réponse sera connue dans les prochaines heures. Elle scellera l'avenir immédiat du Nissa Rugby, entre une première saison en Pro D2 très attendue et un retour forcé à l'étage inférieur.



