Après trois échecs dramatiques en finale, le géant Alexander Zverev a enfin brisé sa malédiction et triomphé à Roland-Garros. À 29 ans, l’Allemand a remporté dimanche son premier titre en Grand Chelem, s’imposant en cinq sets (6-1, 4-6, 6-4, 6-7, 6-1) face à l’Italien Flavio Cobolli. Il devient ainsi le premier vainqueur allemand à Paris depuis 1937.
Une quatrième finale gagnante
La quatrième aura été la bonne : au bout du suspense, le numéro 3 mondial a fini par décrocher son premier titre en Grand Chelem, après trois échecs en finale de tournois majeurs. Né un an après la dernière victoire d’un joueur allemand en Grand Chelem (Boris Becker à l’Open d’Australie 1996), Zverev a su tenir son rang jusqu’au bout à Paris, malgré une édition pleine de surprises.
Comment Zverev a-t-il surmonté la malédiction ?
Plus résistant à la chaleur que le numéro 1 mondial Jannik Sinner, victime d’une défaillance au deuxième tour, et plus autoritaire que Novak Djokovic, sorti au troisième tour, Zverev a été le seul prétendant à rester en course. Mais la finale fut difficile : mieux entré dans le match, il a offert le break à Cobolli dans la deuxième manche, enchaînant double faute et faute en coup droit. Les fantômes de ses précédentes finales perdues (US Open 2020 et Roland-Garros 2024) ont ressurgi.
Le retour des vieux démons sur le Central
Impérial au service, Zverev a repris le contrôle dans la troisième manche, trouvant l’ouverture à 5-4. Mais dans le quatrième acte, son bras a tremblé : breaké deux fois, il a recollé avant de craquer au tie-break, pourtant un de ses points forts à Roland-Garros. Cobolli, sur un fil, a cédé dans la manche décisive, mené 4-0. Au bout de 4h16, le colosse allemand a conclu, tombant à la renverse sur l’ocre parisien où il s’était blessé en 2022.
Un sacre qui divise
Premier vainqueur allemand à Paris depuis Henner Henkel en 1937, Zverev rejoint Andre Agassi, Goran Ivanisevic et Dominic Thiem, qui avaient perdu trois finales avant de gagner leur premier majeur. Visé par des accusations de violences conjugales, qu’il a toujours niées, le droitier ne sera sans doute jamais aussi populaire que Sinner, Djokovic ou Alcaraz. Mais au seuil de la trentaine, il a enfin intégré le cercle des vainqueurs de Grand Chelem.



