Vence : le député RN dénonce une évacuation insuffisante au bois de la Sine
Vence : le député RN critique l'évacuation des caravanes

L'évacuation des caravanes installées au bois de la Sine à Vence, le 2 août 2026, n'a pas satisfait le député RN Lionel Tivoli. Dans un communiqué daté du 6 août, il dénonce un « scénario qui se répète » et fustige l'impuissance des élus face aux occupations illicites. Selon lui, la décision de justice donnant raison à la Ville ne fait que « décaler le problème ». Une issue jugée insuffisante, alors que les occupants sont partis d'eux-mêmes.

Une évacuation sous le signe de la controverse

Le député de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes estime « intolérable » que les collectivités soient contraintes de « se barricader » et que « les contribuables locaux supportent les coûts de ces procédures à rallonge ». Il réclame un renforcement des capacités d'évacuation rapide, une simplification des procédures administratives et des sanctions pénales réellement dissuasives. Son communiqué vise les installations illégales de gens du voyage, mais à Vence, le problème était tout autre.

Une occupation en zone rouge incendie

L'affaire a débuté le 14 juillet 2026 avec l'installation de deux caravanes sur une parcelle privée, rejointes dès le lendemain par quatre autres et une camionnette. Parmi les occupants figurait le propriétaire du terrain, un membre de la communauté des gens du voyage. Il ne s'agissait donc pas d'une installation illicite de cette population, mais d'une occupation dangereuse : la zone est classée rouge au plan de prévention des risques incendie, et le bois de la Sine est une zone naturelle où tout campement est strictement interdit.

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La maire défend une décision de sécurité

Anne Sattonnet, maire Nouvelle énergie de Vence, explique : « Même si le terrain leur appartient, ils ne pouvaient pas s'y installer parce qu'ils augmentaient le nombre de personnes exposées à un risque. Ils auraient été Vençois, Parisiens ou autre, la réaction de la Commune aurait été la même. » C'est pour cette raison qu'elle a pris un arrêté d'expulsion, suivi par la justice qui a ordonné l'évacuation des lieux. Les occupants sont finalement partis d'eux-mêmes, mais le député RN persiste à voir dans cette affaire un symptôme de l'échec des politiques publiques face aux occupations illégales.

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