Zinedine Zidane n'a jamais caché son ambition de diriger un jour l'équipe de France. Alors que Didier Deschamps a récemment confirmé son départ après la Coupe du monde 2026, le nom de Zidane revient avec insistance. Pour l'ancien numéro 10 des Bleus, passer du statut d'entraîneur de club à celui de sélectionneur national est une évolution naturelle, et il assure ne pas en craindre les défis.
Un palmarès qui parle pour lui
Zidane possède l'un des plus beaux palmarès du football mondial. En tant qu'entraîneur du Real Madrid, il a remporté trois Ligues des champions consécutives (2016, 2017, 2018), deux championnats d'Espagne, et plusieurs autres trophées. Selon une étude de l'Observatoire du football, son ratio de victoires en Ligue des champions est de 75 %, le meilleur parmi les entraîneurs ayant dirigé au moins 20 matchs dans la compétition. « Ce que j'ai accompli à Madrid me donne confiance, mais je sais que le rôle de sélectionneur est différent. Il faut gérer un groupe qui se réunit seulement quelques fois par an, avec une pression immense », a-t-il déclaré lors d'un entretien à L'Équipe.
Les spécificités du poste de sélectionneur
Contrairement à un entraîneur de club, le sélectionneur doit composer avec des joueurs qu'il voit rarement. La gestion des temps de jeu, des blessures et des états de forme devient plus complexe. Zidane, qui a déjà eu à gérer des stars mondiales comme Cristiano Ronaldo ou Gareth Bale, estime que cette expérience est précieuse. « J'ai appris à créer une dynamique d'équipe même avec des ego. La clé, c'est le respect et la communication », a-t-il ajouté. Les experts soulignent que Zidane possède un atout majeur : son aura et sa légitimité auprès des joueurs, qui le considèrent comme une idole.
L'avis des spécialistes
Plusieurs consultants estiment que Zidane est le candidat idéal pour succéder à Deschamps. Selon un sondage Odoxa paru en mars 2025, 68 % des Français souhaitent le voir prendre les rênes des Bleus. « Zidane a une intelligence de jeu rare et une capacité à fédérer. Il a aussi prouvé qu'il savait gérer la pression des grands rendez-vous », analyse l'ancien international Alain Giresse dans les colonnes du Parisien. Cependant, certains doutent de son expérience en matière de compétitions internationales par équipes nationales, un domaine où Deschamps excellait.
Les défis à relever
Si Zidane devient sélectionneur, il devra notamment préparer la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La France, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022, reste une équipe redoutée. Mais le groupe se renouvelle, avec l'émergence de jeunes talents comme Warren Zaïre-Emery ou Mathys Tel. « Il faudra intégrer ces nouveaux joueurs tout en conservant l'ossature. C'est un équilibre délicat », confie un proche du staff des Bleus. Zidane semble confiant : « J'ai l'habitude des transitions. Avec du travail et de l'écoute, on peut construire quelque chose de grand. »
Conclusion : un pari sur l'avenir
Le chemin de Zidane vers la sélection nationale semble tout tracé. Son charisme, son palmarès et sa connaissance du football en font un candidat sérieux. Reste à savoir si la Fédération française de football (FFF) lui donnera sa chance. Une chose est sûre : Zidane n'a pas peur du saut. Il l'a déjà prouvé en passant de joueur légendaire à entraîneur victorieux. Le prochain chapitre pourrait être celui de sélectionneur des Bleus.



