Coupe du monde : Wenger défend le retrait du projet de privatisation
Wenger justifie le retrait du projet de privatisation

Le directeur du développement du football mondial à la FIFA, Arsène Wenger, a justifié la décision de retirer le projet de privatisation de la Coupe du monde. Dans une interview accordée à Libération, il a déclaré : « Retirer le projet était absolument nécessaire ». Cette décision fait suite à une vive opposition de la part des fédérations nationales et des supporters.

Un projet controversé

Le projet, qui visait à confier l'organisation de la compétition à des investisseurs privés, avait été présenté en mars dernier. Selon Wenger, il s'agissait d'une « piste de réflexion » pour moderniser le football. Cependant, les critiques ont fusé, notamment de la part de l'UEFA et de nombreuses ligues européennes, qui y voyaient une menace pour l'équité sportive et l'esprit du jeu.

En réaction, la FIFA a annoncé en juin l'abandon de cette idée. Wenger a expliqué que cette décision était le fruit d'une écoute attentive des parties prenantes. « Nous avons entendu les préoccupations et il était clair que ce projet n'était pas bien compris », a-t-il ajouté.

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Une décision saluée par les instances

La décision de la FIFA a été saluée par plusieurs instances, dont la FIFPRO, qui représente les joueurs professionnels. Dans un communiqué, la FIFPRO a souligné que « le football ne doit pas être traité comme une marchandise » et que cette décision « préserve l'intégrité de la compétition ».

Selon une enquête menée par l'Observatoire du football, 78 % des supporters interrogés se sont déclarés opposés à toute forme de privatisation. Ce chiffre illustre l'ampleur du rejet de ce projet, qui aurait pu bouleverser le modèle économique du football mondial.

Les enjeux économiques et sportifs

Le projet de privatisation envisageait de vendre les droits de diffusion et de marketing à des fonds d'investissement, dans le but d'augmenter les revenus de la FIFA. Selon certaines estimations, cela aurait pu générer jusqu'à 8 milliards de dollars sur quatre cycles de Coupe du monde. Cependant, les risques étaient jugés trop importants, notamment en termes de transparence et de gouvernance.

Wenger a également insisté sur le fait que la FIFA reste ouverte à d'autres formes de modernisation, mais dans le respect des valeurs du football. « Nous devons trouver des solutions innovantes, mais sans jamais compromettre ce qui fait la beauté de notre sport », a-t-il conclu.

Une victoire pour les opposants

Cette décision est perçue comme une victoire pour les opposants au projet, qui avaient lancé une pétition ayant recueilli plus de 300 000 signatures. Le mouvement « Non à la privatisation du foot » a salué cette décision, tout en appelant à une vigilance accrue face aux futures tentatives.

Pour l'instant, la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, se déroulera selon le format traditionnel. La FIFA a promis de consulter davantage les acteurs du football avant de prendre toute décision majeure à l'avenir.

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