« C’est, de loin, la plus belle course » : 1 300 coureurs ont été séduits par la première édition du Triathlon Monumental Nîmes – Pont du Gard. L’arrivée devant les arènes était tout simplement monumentale.
Un parcours exceptionnel
Plus de 1 000 athlètes ont nagé, pédalé et couru entre le Pont du Gard et les arènes de Nîmes. Malgré la chaleur, tous étaient enchantés par le parcours et la qualité de l’organisation. Rendez-vous est déjà pris pour 2027.
« Je suis sur le cul, c’était trop bien », s’exclame Maxime Campenet, venu de la Drôme, quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée. « Des triathlons, j’en ai fait beaucoup, une centaine environ. Celui-là est, de loin, le plus beau », assure-t-il, pieds nus sur le bitume chaud. « Nager sous le Pont du Gard éclairé par les premiers rayons de soleil, c’était irrationnel. Puis, après le parcours vélo magnifique dans l’arrière-pays, courir autour des monuments romains, c’était extraordinaire. Je me suis cru au Colisée », ajoute-t-il, promettant déjà de revenir, fort de sa 11e place. « Et cette fois pour monter sur le podium ! »
Des participants conquis
Comme Maxime, la plupart des 1 300 participants affichaient un large sourire, médaille de finisher autour du cou. Les frères Ayoud et Amine Belhaddad, l’un venu de Paris, l’autre de Montpellier, partagent cet enthousiasme : « Le départ sous le Pont du Gard est juste incroyable, comme l’arrivée aux arènes. Rien que pour ces deux sites, ça vaut le coup. Et la chaleur a été bien gérée avec des ravitaillements tous les 2 km sur la partie course à pied. L’organisation est top », s’accordent-ils, tous deux dans le Top 50 du format M (1,5 km de natation, 40 km à vélo, 10 km de course).
L’autre parcours, le L, proposait 1,9 km de nage, puis 90 km à vélo avant un semi-marathon. Le départ dans le Gardon reste l’un des plus beaux sites du calendrier du triathlon français.
Une organisation saluée
L’ambiance était également au rendez-vous, avec un DJ surplombant la ligne d’arrivée depuis les arches des arènes, et une armée romaine offrant une haie d’honneur à tous les arrivants. Parmi eux, la Nîmoise Natahly Cédat-Berrus, 18 Ironman à son actif dont trois à Hawaï, la Mecque du triathlon, confie, une larme à l’œil : « Franchement, c’est la plus belle course à laquelle j’ai pu participer. Rouler à vélo sur le Pont du Gard, avoir des routes juste pour nous comme au pont Saint-Nicolas et courir autour de la Maison carrée et des arènes, c’est tellement chouette. » Elle ajoute, émue : « Je connais l’organisateur, je sais qu’il a cette course dans la tête et le cœur depuis tant d’années, il a été énorme. »
Frédéric Moline, l’organisateur, préfère saluer « l’implication des 539 bénévoles, des 65 policiers municipaux, des 19 gendarmes, du service des sports de la ville, des élus… » Avant d’avouer son émotion devant les hommages des coureurs. « On nous dit qu’on a fait le plus beau triathlon du monde. La chaîne L’Équipe proposera un résumé de 26 minutes le 20 juin. Tout ça pour une première édition. On est heureux. » Et déjà, il annonce les prochaines éditions : « le 30 mai 2027, le 29 mai 2028 ». Des rendez-vous appelés à s’inscrire dans le calendrier des grands événements nîmois, comme le semi-marathon ou l’urban trail. Monumental.



