Tao Baldi, 10 ans, vise les championnats de France de karting en juillet
Tao Baldi, 10 ans, en lice pour les championnats de France de karting

À tout juste 10 ans, le Varois Tao Baldi participera aux championnats de France de karting en juillet prochain en Ariège. Du 10 au 12 juillet 2026 auront lieu les championnats de France de karting, en catégorie mini 60, à Aigues-Vives (Ariège). Parmi les 72 pilotes en lice, Tao Baldi, 10 ans, pilote originaire de Tourves. Il a commencé la compétition il y a 10 mois !

Un jeune pilote passionné

Tao Baldi est en lice des championnats de France de karting, catégorie mini 60. Ses idoles sont les pilotes de F1 Charles Leclerc et Lewis Hamilton, dont il porte une casquette. Tao Baldi est piqué de course automobile. Et pour l'heure, de karting. Avec un pilotage incisif. Comme le quadruple champion du monde Max Verstappen - « le meilleur de l'histoire de la Formule 1 » - Tao « aime avoir de l'avant sur le kart et pouvoir piquer très fort dans les virages ».

Originaire de Tourves, l'écolier roule régulièrement sur la piste de karting de Brignoles. Sur les bords du circuit, avec son père, Grégory Baldi, il raconte sa passion. Une envie de piloter qu'il peine à contenir. « Est-ce que je peux aller rouler, papa ? », demande-t-il à plusieurs reprises. « J'aime la vitesse, les sensations sur le kart, la gestion des trajectoires et surtout l'adrénaline », explique-t-il tout en regardant d'autres pilotes enchaîner les boucles sur la piste, trépignant d'impatience de s'installer derrière le volant.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La découverte du karting

La découverte du karting s'est faite pour Tao en 2021. « Je l'ai emmené faire un tour sur le circuit de Brignoles dans un biplace et il a adoré », raconte le papa. Immédiatement, la jeune pousse est piquée, mais doit s'armer de patience. Ce n'est qu'à 7 ans, en 2023, que Tao peut enfin effectuer ses premiers roulages en solo sur des petits karts d'une puissance de 120 centimètres cubes. « J'adore chercher au maximum la vitesse, m'amuser avec d'autres pilotes pendant les courses. Sur la première session, j'ai fait 1 minute 21 et pour la dernière 1 minute 12. J'ai gardé la feuille de temps dans ma chambre », se souvient-il.

« Rapidement, certains professionnels de la course remarquent le talent inné de Tao pour la course. Il avait déjà les bonnes trajectoires et il allait plutôt vite. Ils m'ont conseillé vivement de l'inscrire à l'école de karting », enchaîne le papa, les mains dans le moteur du kart de son fils. Fin 2024, Tao intègre l'école de kart du circuit de Brignoles, sur des moteurs quatre temps.

Un pari pour passer à la vitesse supérieure

À dix ans, Tao Baldi est en lice pour les championnats de France, dans une des catégories juniors. Il fera face à 72 concurrents. Un pari. Ou bien un objectif unit le père et son fils. « Il me tannait pour passer sur du deux temps », raconte Gregory. « Mais ces karts sont très coûteux, et je ne pouvais pas lui offrir pour le moment. Je lui ai dit qu'il devait faire un tour en 1 minute 8 pour qu'on passe sur cette nouvelle motorisation. » Défi accepté par le fils. « Je pensais qu'il allait mettre un peu de temps avant d'y parvenir », souffle le papa. Que nenni. « Nous lui avons loué un kart, puis acheté un châssis d'occasion, car un neuf coûte 6.000 euros. Et sans compter tous les éléments moteurs. » Des milliers d'euros de plus à débourser.

Dès février 2025, il commence à faire de la compétition en participant aux coupes organisées par les clubs de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Tao s'exerce alors sur les pistes du Castellet, du Luc, ou encore à Martigues. « À Carpentras, il finit 14e sur 36 », rapporte un papa fier.

Quand les performances suivent…

Les bonnes performances de Tao s'enchaînent. À Trets, il se hisse dans le top 10 à chaque étape. Au circuit du Luc, il se démarque dans des conditions dantesques. Sous la pluie, sans pneus adaptés, il performe. « C'était du patinage artistique », se souvient le garçon. « J'ai réussi à gagner huit places sur la course finale. » Prometteur. À tel point que plusieurs observateurs avisés encouragent le père et surtout le fils à concourir au sein de la ligue régionale.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

La première course a lieu au Luc. « Je pars quatrième, mais le cinquième me percute », décrit-il. Le kart du concurrent s'envole dans les airs et atterrit sur le jeune tourvain. « Je l'ai vu tirer son kart pour le remettre sur la piste, repartir et puis s'arrêter 50 mètres plus loin, secouant le bras de douleur », enchaîne Grégory. Plus de peur que de mal. Un passage aux urgences révèle que Tao n'est victime que d'une contusion. Cela ne l'empêche pas de remonter en selle. « Il est conscient des risques et du danger mais n'a pas peur », ajoute-t-il.

Au Castellet, Tao parvient à chaque manche à se hisser dans le top 5, sauf en finale pendant laquelle il termine septième.

Les championnats de France dans le viseur

À Brignoles, grâce à des drapeaux jaunes, il termine premier à l'une des manches. « Je dois encore progresser sur les départs, ce qui me permettrait ensuite de faire de belles performances », lance-t-il, lucide. « Il doit aussi performer en qualification pour ne pas être coincé dans le paquet, lors du départ », ajoute son papa. Car une grande échéance de taille arrive pour Tao. Les championnats de France en catégorie Mini 60, lesquels se tiendront sur le circuit ariégeois d'Aigues-Vives, du vendredi 10 au dimanche 12 juillet 2026. Le Tourvain fera face à 72 pilotes.

Pour se donner toutes ses chances, « Tao s'entraînera en conditions identiques aux qualifications avec des pneus neufs afin de trouver les limites de la piste et de la vitesse », a prévu son père. « J'ai hâte de rouler », ne cesse de répéter Tao. Sur son temps libre, les replays de grands prix de Formule 1, ainsi que les jeux vidéo de courses comme Gran Turismo occupent le petit garçon.

Entouré par l'équipe de Kart in pro compétition, Tao a besoin de résultats pour poursuivre son aventure. « Et de mécènes », ajoute Gregory Baldi. « Depuis qu'il a commencé, nous avons déjà injecté 30.000 euros. Pour passer les étapes suivantes, il faut beaucoup d'argent », rappelle le père du petit prodige. En attendant, rendez-vous au premier virage.