OGC Nice : saison gâchée, transition Rivère-Bocquet ratée et vestiaire divisé
Saison gâchée de l'OGC Nice : transition ratée et vestiaire divisé

Malgré une relégation en Ligue 2 évitée de justesse lors des barrages, la saison 2025-2026 de l'OGC Nice restera comme une année noire, marquée par une succession d'échecs que la finale de la Coupe de France ne saurait effacer. Le club a adressé un mea culpa à ses supporters, mais cela ne suffira pas à gommer les erreurs commises depuis l'été précédent.

Une passation de pouvoir avortée

Dès le départ de Jean-Pierre Rivère, la transition avec Fabrice Bocquet a viré au fiasco. Rivère, qui quittait la présidence en août, déclarait pourtant partir serein, mais en réalité, il accumulait les griefs contre son successeur : choix sportifs douteux, méconnaissance de l'identité niçoise, management sans charisme ni autorité. Les décisions controversées, comme la réduction de la capacité de l'Allianz Riviera à 27 000 places et les nouveaux coloris des maillots, ont exacerbé les tensions. Maurice Cohen, vice-président délégué, a promis de revenir à la configuration d'origine du stade, mais Rivère quittera le club après le barrage.

Un recrutement court-circuité

Les ambitions européennes ont été freinées par un recrutement chaotique. Florent Goiran, le team manager, s'est retrouvé sans stade pour les matchs amicaux en raison des travaux à l'Allianz Riviera, et sans budget pour organiser des rencontres de prestige. Les adversaires trouvés (Cercle Bruges, Aubagne, Nancy, Sheffield United) étaient loin des standards attendus. Par ailleurs, la défiance envers les anciens salariés, soupçonnés de fuites, a miné le service communication et la cellule de recrutement. Plusieurs arrivées estivales (Bernardeau, Abdul Samed, Vanhoutte) ont été décidées sans consulter les historiques, et l'un d'eux a même été poussé à prendre des congés avant la fin du mercato, le trio Bocquet-Maurice-Haise privilégiant ses propres réseaux.

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Un vestiaire divisé et pollué

Les tensions ont explosé au fil des prestations médiocres d'un collectif sans âme. Franck Haise a publiquement critiqué le manque d'envie et de solidarité de ses joueurs. La déroute 5-1 contre l'OM lors des 40 ans de la Populaire Sud a été un point bas, suivi d'une nouvelle humiliation à Lorient. Un membre du vestiaire dénonce : « Ils s'en foutent de gagner ou de perdre les jeux à l'entraînement. Les mecs prennent la douche et se barrent. Par contre, il ne faut pas les critiquer sinon ils se vexent. » Ce manque d'esprit de compétition a plombé la saison, malgré la finale de Coupe de France et le retour de Rivère et Cohen en janvier.

Claude Puel, arrivé en cours de saison, a relancé l'équipe mais n'a pas effacé les records négatifs : pire série européenne (18 matchs sans victoire), plus longue série de défaites consécutives (9 sous Haise), et sept mois sans victoire à domicile en Ligue 1 (11 matchs). Il a fallu attendre la dixième tentative (7 nuls, 2 défaites) et un barrage pour mettre fin à cette disette. Une saison à oublier pour les Aiglons.

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