Un an après sa nomination, Zoumana Camara reçoit les louanges de Laurent Nicollin
Dans un entretien accordé à Midi Libre et publié ce jeudi 2 avril, le président du Montpellier Hérault Sport Club, Laurent Nicollin, est revenu sur sa décision de confier les rênes de l'équipe à Zoumana Camara. Un choix dont il ne regrette absolument rien, un an après cette nomination historique.
Une reconstruction saluée après une situation cauchemardesque
Zoumana Camara s'apprête à célébrer son 47e anniversaire ce vendredi, puis sa première année à la tête du MHSC, qu'il entraîne depuis le 8 avril 2025. Le technicien avait pris les commandes d'un club plongé dans une dynamique qualifiée de "cauchemardesque" par Nicollin lui-même.
"Il a recréé quelque chose, a réussi à laver les têtes, à recréer un engouement, ce qui n'était pas simple. C'est tout à son honneur", déclare le président héraultais, visiblement "conforté dans son choix".
Le patron du club souligne que si Camara parvient à qualifier l'équipe pour les barrages, "ça sera malgré tout une saison plus ou moins réussie", reconnaissant ainsi le chemin parcouru depuis son arrivée.
Un "guerrier" qui ne baisse pas les bras
Débarqué sans expérience à la tête d'une équipe professionnelle et prenant les rênes d'un MHSC alors dernier de Ligue 1, Camara a su imposer sa patte. Nicollin vante également les qualités de son staff, qu'il décrit comme "dynamique" et capable de "booster" l'équipe.
"C'est quelqu'un avec qui on peut échanger et parler de tout. J'ai une relation saine avec 'Papus'. Et puis c'est quelqu'un d'intelligent. Ça change", ironise le président, appréciant particulièrement un entraîneur qui a "ses idées mais sans être obtus".
Nicollin raconte une anecdote révélatrice : "Je l'ai vu à Bastia, lorsqu'on s'invectivait entre bancs. Il a dit 'Pas de souci, je suis à cet hôtel, venez me voir après'. D'autres auraient fermé leur gueule." Cette attitude de "guerrier" plaît particulièrement au président, qui souligne que Camara "n'a pas joué chez nous, n'est pas de chez nous, mais c'est un guerrier et ça me va".
Un recadrage présidentiel bénéfique
Le président montpelliérain reconnaît cependant avoir dû recadrer son staff technique à certains moments. "Après le match à Boulogne (1-0, 16 janvier), je les ai convoqués et j'ai dit ce que je pensais", révèle Nicollin.
"Perdre ne me gêne pas, mais pas comme cela, après un match de merde. Parfois je tape sur les joueurs, parfois sur le staff. Certains arrivent et ne savent pas le fonctionnement de la Paillade. Depuis, il y a eu du changement. Ça n'a pu être que positif."
Une relation saine à préserver
Nicollin insiste sur l'importance de maintenir une relation saine avec son entraîneur. "On mange ensemble une fois par semaine. D'ailleurs, il faudrait qu'il paye un peu", plaisante-t-il.
Le président est convaincu que cette première année aura été bénéfique pour Camara : "Cette année lui aura fait du bien. Il aura appris beaucoup", conclut-il, manifestant son désir de faire durer cette collaboration.
L'avenir de Téji Savanier en question
L'entretien aborde également la situation de Téji Savanier, absent depuis le 27 février à cause d'une blessure au mollet. Son retour face à Troyes samedi reste incertain.
L'avenir du meneur de jeu de 34 ans, dont le contrat se termine en juin, suscite également des interrogations. "Pour l'instant, il n'y a de discussion à avoir avec personne", répond catégoriquement Laurent Nicollin.
Christopher Jullien et Axel Guéguin verront également leurs contrats arriver à échéance dans deux mois. Le second devrait voir l'option de deux ans accolée à son contrat être levée, selon les informations disponibles.



