L'UEFA menace l'Italie : l'Euro 2032 en péril à cause des stades délabrés
Euro 2032 menacé en Italie par l'état des stades

L'UEFA lance un ultimatum sévère à l'Italie pour l'Euro 2032

Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a adressé jeudi 3 avril un avertissement sans équivoque aux autorités italiennes. Co-organisatrice avec la Turquie de l'Euro 2032, l'Italie risque de voir le tournoi lui échapper si ses infrastructures footballistiques ne sont pas rapidement mises aux normes.

Des stades italiens "parmi les pires en Europe"

Dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport, Aleksander Ceferin a été particulièrement direct. "L'Euro 2032 est programmé et aura lieu, c'est une certitude. J'espère que les infrastructures italiennes seront prêtes. Si ce n'est pas le cas, le tournoi ne se jouera pas en Italie", a déclaré le patron du football européen.

Il a souligné avec insistance l'état déplorable des enceintes sportives transalpines, les qualifiant sans ambages de "parmi les pires en Europe". Ceferin a explicitement interpellé les responsables politiques italiens, les enjoignant de s'interroger sur les raisons profondes de cette situation alarmante.

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Une crise footballistique globale

Le président de l'UEFA a également évoqué les contre-performances récentes de la Nazionale, éliminée mardi pour la troisième fois consécutive des barrages de la Coupe du monde. Bien qu'il ait exprimé sa conviction que "l'Italie est un des pays les plus importants du football et reviendra au sommet", il a pointé du doigt un problème structurel majeur.

"Le problème le plus important du football italien est le rapport entre les politiques du football et les politiques normaux", a-t-il analysé, suggérant ainsi des dysfonctionnements dans la gouvernance entre les instances sportives et les autorités publiques.

Onze candidatures mais des incertitudes persistantes

L'Italie devait initialement désigner en octobre 2026 les cinq stades qui accueilleront des matches de l'Euro 2032. Onze villes ont officiellement présenté leur candidature :

  • Rome
  • Florence
  • Bologne
  • Vérone
  • Milan
  • Gênes
  • Bari
  • Naples
  • Turin (stade de la Juventus)
  • Cagliari
  • Palerme

Parmi ces projets, deux reposent sur des stades qui doivent encore être construits intégralement. À Milan, l'Inter et l'AC Milan ont lancé un projet de construction d'un nouveau San Siro. À Rome, le conseil municipal a donné son feu vert le mois dernier pour la construction à partir de 2027 d'un stade par l'AS Rome dans le quartier de Pietralata.

Cependant, ces ambitieux projets risquent d'être sérieusement retardés par des processus administratifs particulièrement longs, régulièrement critiqués par les clubs de Serie A. Ces lourdeurs bureaucratiques sont présentées comme un frein majeur à la modernisation urgente d'un parc de stades devenu obsolète.

Une échéance qui approche dangereusement

Avec moins de six ans avant le coup d'envoi de l'Euro 2032, le compte à rebours est désormais enclenché. L'avertissement d'Aleksander Ceferin sonne comme un ultimatum pour les autorités italiennes, qui doivent impérativement accélérer les travaux de rénovation et de construction sous peine de voir le prestigieux tournoi continental leur échapper.

La crédibilité du football italien, déjà mise à mal par les récentes contre-performances en sélection nationale, se joue également dans cette course contre la montre pour moderniser des infrastructures vieillissantes.

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